cycliste urbain
TRUCS ET CONSEILS
Portrait d'un cycliste urbain

De plus en plus de gens se déplacent à vélo. En 2000, on parlait de 6 % des cyclistes québécois pour qui le vélo était le principal moyen de transport; ça fait quand même 150 000 personnes! De façon occasionnelle, 14 % des cyclistes voyagent à vélo! Si vous additionnez ces deux groupes, ça fait 500 000 personnes qui voyagent au moins occasionnellement à vélo pour se rendre au travail ou à l'école. Et il y a de bonnes raisons de croire que ces chiffres ont augmenté dans les dernières années...

Mais est-ce que ça n'est pas un peu compliqué, voyager à vélo ? Est-ce qu'il faut être en forme, avoir des vêtements spéciaux, une bicyclette particulière ?

Dans la grande région de Montréal, 58 % des déplacements motorisés se font sur des distances plus petites ou égales à 5 km ! (Enquête origine-destination de 1998). Tout ça pour dire qu'on ne parle pas de longues balades, et encore moins d'entraînement. Certaines personnes voyagent chaque jour de Terrebonne, de Lachine ou de la Rive-Sud vers Montréal. Il est certain que pour faire environ 20 km (soit plus de 40 km par jour), ça prend un minimum d'équipement. Mais pour la plupart des gens, on parle de distances de 3, 5, 6 km. On peut très bien pédaler ça en habit, en robe, n'importe comment… comme le font d'ailleurs des milliers de Japonais, d'Allemands, de Hollandais, etc. C'est donc beaucoup plus simple qu'on pense.

Pour ce qui est du vélo, il faut simplement quelques accessoires qui se rattachent à des aspects pratiques. On ne va pas dire aux gens de s'acheter un vélo de ville, c'est quelque chose qui n'existe à peu près pas sur le marché. Concrètement, la majorité des gens qui ont acheté une bicyclette ces dernières années ont acheté un vélo hybride. Alors on peut partir de là, et voir comment on peut l'adapter pour en faire un vélo de ville parfait. On recherche trois choses :
• on veut voyager de façon confortable;
• on veut arriver aussi propre que quand on est parti;
• on veut voyager en toute sécurité, particulièrement le soir.

Pour ça, on a besoin de quelques acessoires très simples :
• Des garde-boue : c'est un accessoire indispensable sur un vélo de ville. Fini le pantalon souillé, la ligne de boue dans le dos et la crainte des sols mouillés. On peut s'habiller comme on veut, on va arriver aussi propre à destination qu'au départ.
• Un serre-pantalon : un simple anneau de métal, ou de velcro (ça s'est modernisé !), les garde-chaîne étant une denrée rare ces années-ci. Si on a oublié notre serre-pantalon, on se sert de notre chaussette ; très efficace !
• Des réflecteurs. Premièrement, c'est obligatoire, tout simplement. Ensuite, c'est une mesure intelligente. Si on voyage le soir, on devrait posséder un système d'éclairage actif, à l'avant et à l'arrière. Au Québec, on dirait que les gens considèrent encore l'éclairage comme une sorte d'excès de prudence, ce qui étonne beaucoup les Européens qui viennent ici.
• Un détail qui a son importance : des boulons pour la roue avant (au lieu d'une attache rapide) et un boulon pour la tige de selle évitent bien des soucis ; ils vous dispensent de démonter le tiers de votre vélo pour entrer dans un commerce acheter deux tomates, et rendent le vol drôlement plus malaisé.
• Enfin, bien sûr, un cadenas. C'est un facteur dissuasif.
• Une selle confortable, un guidon droit, pour procurer une position relativement relevée et, par conséquent, un bon champ de vision, et le tour est joué.

En résumé, mieux vaut éviter tout ce qui coûte cher, tout ce qui est attirant, ou précieux. L'idée de faire du vélo en ville, c'est entre autres choses de profiter d'une grande liberté de mouvement, d'une mobilité incomparables ; il ne s'agit donc pas de s'embêter avec un vélo cher qui nous donne des sueurs froides chaque fois qu'on le laisse quelque part. Alors, profitez de l'appel lancé par l'Opération vélo-boulot, et faites l'essai du vélo urbain, ça devrait vous surprendre agréablement!