SALLE DE PRESSE - Communiqué pour diffusion immédiate.
Commission de la sécurité publique et apaisement de la circulation

Il faut entendre tous les avis

   
 
             
                                  


Montréal, lundi 20 février 2012 - Vélo Québec, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) et le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) demandent à la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal d’entendre tous les intervenants pertinents dans le cadre de l’étude de l’implantation des mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers de Montréal pour avoir une vision globale de la situation et de tous les enjeux majeurs qui y sont rattachés.


Pas seulement des enjeux de sécurité publique à prendre en compte

Après une requête du Service de sécurité incendie de Montréal auprès de la Ville pour que cesse « la prolifération non coordonnée » des dos d’âne par les arrondissements, sous prétexte que ces mesures nuisent aux interventions des pompiers, Vélo Québec, le CRE-Montréal et le CEUM sont intervenus dans le dossier à l’automne. Ils tenaient à souligner que, s’il est essentiel de ne pas entraver les interventions d’urgence par des aménagements inappropriés, d’autres dimensions de la sécurité du public doivent être prises en compte dans l’analyse. Les trois groupes ont écrit au président de la Commission, M. Claude Trudel, le 16 novembre, pour lui demander que des intervenants des milieux de la santé publique et de l’aménagement urbain soient également entendus. « Nous rappelons à la Commission la nécessité de mettre dans la balance les bénéfices, en termes de sécurité des piétons et des cyclistes, que procurent les mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers résidentiels », insiste Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec.


Plus de transparence demandée

Jusqu’à présent, aucune information relative à l’audience avec le chef du Service incendie n’est parvenue à la population et la demande adressée à l’automne par les trois organisations est demeurée sans réponse. « Nous demandons simplement aux élus qui siègent à la Commission de prendre le temps d’entendre, au même titre que les pompiers,  tous les intervenants pertinents, notamment ceux de la Direction de santé publique de Montréal, avant de formuler leurs recommandations au conseil municipal », explique Luc Rabouin, directeur général du CEUM.

Vélo Québec, le CRE-Montréal et le CEUM souhaitent également que les audiences soient accessibles à la population et que le rapport produit par le chef du Service de sécurité incendie soit rendu public dans les plus brefs délais. S’il est légitime que certains sujets stratégiques discutés par la Commission de la sécurité publique demeurent confidentiels, ce n’est pas le cas pour l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation. « Dans une perspective de compréhension globale des enjeux, la Commission doit entendre le point de vue des citoyens, des groupes et des organismes, qui sont nombreux à se mobiliser depuis plusieurs années pour obtenir des mesures d’apaisement de la circulation dans leurs quartiers. Cela touche directement la qualité du milieu de vie de bien des Montréalais et Montréalaises », conclut Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal.

Rappelons que, le 25 octobre 2011, le conseil municipal a confié à la Commission de la sécurité publique le mandat d’étudier l’implantation des mesures d’apaisement de la circulation à la suite de la demande du Service de sécurité incendie de Montréal. Dans le cadre de ses travaux, la Commission a entendu récemment le chef du Service incendie, qui a présenté ses recommandations.

– 30 –


SOURCE ET RENSEIGNEMENTS :

Vélo Québec
Véronique Lavoie |  514-521‐8356, poste 358 |  Cell. : 514-942-0743

Conseil régional de l'environnement de Montréal
Daniel Bouchard |  514-842‐2890, poste 230 |  Cell. : 514-445-7056

Centre d’écologie urbaine de Montréal
Pascoal Gomes  |  514-282-8378, poste 228 |  Cell. : 514-998-8374


À propos des trois organisations :

Depuis 45 ans, Vélo Québec, un organisme sans but lucratif, fait figure d'incontournable dans le paysage cycliste québécois. Que ce soit à des fins de loisir ou de tourisme, ou comme moyen de transport propre et actif, l’organisme encourage sans relâche l'utilisation de la bicyclette afin d'améliorer l'environnement, la santé et le bien-être des citoyens.

Le Conseil régional de l’environnement de Montréal est un organisme à but non lucratif indépendant, consacré à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal. Par le regroupement et la concertation de ses membres, par ses activités de sensibilisation, de représentation publique et ses différents projets‐action, il contribue à l’amélioration de la qualité des milieux de vie et de l’équité sociale sur l’île de Montréal.

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de développer et de proposer des pratiques et des politiques urbaines contribuant à créer des villes écologiques, démocratiques et en santé. Il mène des activités d’éducation, de recherche et réalise des projets de démonstration, notamment le projet Quartiers verts, actifs et en santé qui vise à repenser l'aménagement urbain en faveur des transports actifs. Le Centre est l'organisateur du Sommet mondial Écocité tenu à Montréal du 22 au 26 août 2011.