SALLE DE PRESSE - Communiqué pour diffusion immédiate.
BIXI International

Gardons BIXI!

Suzanne Lareau, présidente-directrice générale, Vélo Québec
Luc Rabouin, directeur général, Centre d’écologie urbaine de Montréal
Benoît Robert, président-directeur général, Communauto
Clément Demers, professeur titulaire, Faculté de l’aménagement, Université de Montréal
Florence Junca-Adenot PH D, directrice, FORUM URBA 2015, Département d’études urbaines et touristiques, UQAM
Nancy Neamtan, présidente-directrice générale, Chantier de l'économie sociale
Sydney Ribaux, directeur général, Équiterre
Charles Lapointe, président-directeur général, Tourisme Montréal
Suzie Pellerin, directrice générale, Coalition québécoise sur la problématique du poids
Coralie Deny, directrice générale, Conseil régional de l’environnement de Montréal


LETTRE OUVERTE

Monsieur Laurent Lessard
Ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire


Monsieur le Ministre,

Peu à peu, les rumeurs sur la vente des activités internationales de BIXI se confirment et nous en sommes fort préoccupés. Depuis sa conception, par le réputé designer Michel Dallaire, jusqu’à sa construction, par De Vinci au Saguenay, et son entretien, par CycloChrome, BIXI est devenu un fleuron de l’ingéniosité montréalaise et québécoise. C’est pourquoi nous croyons qu’il est impératif de conserver l’ensemble des opérations de BIXI à Montréal et au Québec.

Nous vous rappelons que le système de vélos en libre-service génère 450 emplois directs chez BIXI et les sous-traitants qui en fabriquent les différentes composantes, en plus d’avoir contribué à la mise en place d’une entreprise d’économie sociale (CycloChrome). À cela s’ajoutent les bénéfices pour la santé des utilisateurs, car BIXI rend les gens plus actifs. À Montréal, si BIXI n’existait pas, seulement 3 % de ses usagers se déplaceraient à vélo[1]. Au plan touristique, BIXI fait dorénavant partie de l’expérience montréalaise; il est devenu, pour les visiteurs, une nouvelle façon de voir la ville. Force est de constater qu’il s’agit là d’une contribution québécoise tangible à l’offre de service en mobilité durable.

S’il est vrai que l’opération annuelle de BIXI à Montréal demeure un défi, les revenus qui découlent de ses activités internationales nous apparaissent néanmoins comme une façon naturelle d’assurer la viabilité et le développement de BIXI à Montréal, en plus d’en permettre l’exportation dans les grandes villes du monde.

Selon la position du gouvernement, les activités internationales de BIXI contreviendraient à la Loi des cités et villes. C’est pourquoi nous vous demandons d’exercer votre leadership et de proposer aux membres de l’Assemblée nationale de donner à Montréal un peu de flexibilité, comme cela a déjà été fait par votre gouvernement, à Québec, dans le dossier de l’amphithéâtre.

BIXI fait la fierté de Montréal et du Québec. Une solution s’impose donc afin de le conserver, entièrement, chez nous.



[1]L’état du vélo au Québec en 2010. Vélo Québec (2011) >>>