SALLE DE PRESSE - Communiqué pour diffusion immédiate.
Commission permanente sur le transport et les travaux publics

Le partage des voies cyclables montréalaises selon Vélo Québec

>> par Vélo Québec 

Montréal, mercredi 23 novembre 2011 – En septembre dernier, la Commission permanente sur le transport et les travaux publics invitait la population à participer à l'assemblée publique itinérante portant sur la question du partage du réseau cyclable montréalais. Dans son mémoire, déposé ce soir à la Commission, Vélo Québec dresse un portrait de l’usage du vélo à Montréal et fait les constats suivants :
  • La popularité du vélo ne cesse d’augmenter à Montréal (52 % des adultes) et son usage pour les trajets quotidiens vers le travail ou l’école est en croissance exponentielle : le vélo-transport est passé de 25 % à 53 % chez les cyclistes entre 2000 et 2010.
  • La capacité du réseau cyclable est atteinte et ne suffit plus à la demande. Les chiffres des chercheurs de l’Université McGill le démontrent : augmentation de l’usage des pistes de l’ordre de 20-27 % en 2009 et de 35-40 % en 2010.
  • La majorité du réseau cyclable a été aménagée il y a 30 ans, selon des paramètres techniques d’il y a 30 ans. Ainsi, la géométrie des pistes actuelles est généralement conçue pour des vitesses inférieures à 25 km/h et même 20 km/h.
Aussi, Vélo Québec fait remarquer que la vitesse et le poids des appareils et engins motorisés, qu’on retrouve de plus en plus sur les pistes cyclables, mettent en péril la sécurité des usagers; un fait également soulevé par des études de l’Institut national de santé publique (2011) et de l’Université de Sherbrooke (2011).

À partir de deux principes, soit de favoriser la mobilité active (ce qui est prescrit par le Plan de transport de Montréal) et d’assurer la sécurité et le confort des utilisateurs, et en s’appuyant sur les expériences récentes en Europe, à Ottawa et à Toronto, Vélo Québec recommande notamment :
  • d’accélérer le déploiement et la mise à niveau du réseau cyclable et d’augmenter les mesures de modération de la circulation;
  • d’accélérer le déploiement des zones à 40 km/h, 30 km/h et des zones de rencontres, où les véhicules ne peuvent circuler à plus de 20 km/h et où la priorité est accordée aux piétons et aux cyclistes;
  • d’autoriser les aides à la mobilité motorisées (AMM) à circuler sur les voies cyclables à condition que leur vitesse ne dépasse pas 10 km/h, ainsi que sur toutes les rues où les vitesses affichées sont de 50 km/h ou moins;
  • d’autoriser les bicyclettes assistées à emprunter les pistes cyclables uniquement si la vitesse maximale atteinte lorsque le moteur assiste au pédalage est de 25 km/h et que le poids n’excède pas 25 kg;
  • de ne pas autoriser les bicyclettes assistées de type scooter à emprunter les voies cyclables;
  • d’autoriser les autres modes (patins à roues alignées, trottinettes, etc.) à emprunter les voies cyclables, à moins d’indication contraire.

En conclusion de son intervention, Vélo Québec réalise que, lorsqu’on aborde la question du partage des voies cyclables, le vrai débat dépasse largement l’usage des voies cyclables. « Si l’on souhaite favoriser les déplacements actifs, à pied ou à vélo, comme le stipule le Plan de transport de Montréal, il faut “ralentir la ville” et la libérer du trop grand nombre de voitures individuelles qui l’encombre. Il faut favoriser et valoriser le transport en commun et légitimer les nouveaux modes de déplacements. Si la bicyclette à assistance ou même la bicyclette à assistance de type “scooter” permet à certaines personnes d’effectuer certains déplacements sans encombrer la ville ni la polluer, alors il faut revoir le partage de la voie publique d’une façon globale », souligne Jean-Francois Pronnovost, vice-président, développement et affaires publiques de Vélo Québec.


Consultez le mémoire au www.velo.qc.ca


À propos de Vélo Québec
Depuis près de 45 ans, Vélo Québec, un organisme sans but lucratif, fait figure d'incontournable dans le paysage cycliste québécois. Que ce soit à des fins de loisir ou de tourisme, ou comme moyen de transport propre et actif, l’organisme encourage sans relâche l'utilisation de la bicyclette afin d'améliorer l'environnement, la santé et le bien-être des citoyens.
 

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SOURCE ET RENSEIGNEMENTS
Véronique Lavoie
Attachée de presse, Vélo Québec
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