SALLE DE PRESSE - Communiqué pour diffusion immédiate.
Mesures d’apaisement de la circulation et sécurité publique

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal, le Conseil régional de l’environnement de Montréal et Vélo Québec soutiennent que l’administration de Montréal choisit le mauvais chemin!



       


Montréal, lundi 24 octobre 2011 – Un regroupement d’organismes montréalais, qui font la promotion des mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers depuis plusieurs années, questionne sérieusement la démarche de la Ville de Montréal voulant que désormais, les conseils d'arrondissements devront d'abord obtenir un avis favorable de la part du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) ou de la direction des transports de la Ville de Montréal selon le type d'intervention : ajouter des dos d'âne, modifier le sens de la circulation ou de la programmation des feux de circulation, etc.

Si les organismes reconnaissent l’importance de la sécurité incendie, ils tiennent à rappeler que la sécurité des résidents et des piétons en général passe également par les mesures d’apaisement de la circulation qui doivent donc être aussi considérées prioritaires.

« Tout d’abord, la directive n’est pas claire, soutient M. Luc Rabouin, directeur du Centre d’écologie urbaine de Montréal. Est-ce que les arrondissements auront à demander l’autorisation au SIM, à la Direction des transports ou aux deux instances? N’est-il pas étrange que le conseil municipal confie au chef des pompiers le soin de décider des mesures d’apaisement de la circulation dans la ville? Même s’il est légitime que la Ville centre et le SIM proposent des balises afin d'assurer la prise en compte des besoins de déplacement des véhicules d'urgence et une certaine cohérence sur le territoire, on ne peut tout de même pas leur octroyer le pouvoir d'approuver toutes les mesures d'apaisement de la circulation au risque de paralyser toute action à ce niveau. »

« Des avancées majeures ont été faites ces dernières années dans plusieurs arrondissements pour modérer la circulation dans les quartiers et cela donne des résultats positifs au niveau de la qualité des milieux de vie urbains, avance Mme Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal. Il faut donc poursuivre ces efforts. Véhiculer un message négatif injustifié à leur égard n’est pas constructif. Si les différents services de la Ville doivent en effet se parler, c’est pour qu’au bout du compte la population montréalaise sorte gagnante, avec des rues apaisées où il fait bon vivre. »

« Les mesures d’apaisement de la circulation font partie de la nouvelle donne de l’aménagement urbain à Montréal comme partout dans le monde. On n’a qu’à jeter un coup d’œil aux villes européennes qui, malgré leur densité et leurs rues étroites, mettent en place des aménagements encore plus contraignants pour les véhicules, souligne Mme Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec. Lorsqu’on voit la congestion quotidienne dans les rues de Montréal, on constate qu’il y a bien d’autres obstacles à la libre circulation des véhicules d’urgence que les dos d’âne et les saillies de trottoir. »

À propos du Centre d’écologie urbaine de Montréal
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de développer et de proposer des pratiques et des politiques urbaines contribuant à créer des villes écologiques, démocratiques et en santé. Il mène des activités d’éducation, de recherche et réalise des projets de démonstration, notamment le projet Quartiers verts, actifs et en santé qui vise à repenser l'aménagement urbain en faveur des transports actifs. Le Centre est l'organisateur du Sommet mondial Écocité tenu à Montréal du 22 au 26 août 2011.

À propos du Conseil régional de l'environnement de Montréal
Le Conseil régional de l’environnement de Montréal est un organisme à but non lucratif indépendant, consacré à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal. Par le regroupement et la concertation de ses membres, par ses activités de sensibilisation, de représentation publique et ses différents projets-action, il contribue à l’amélioration de la qualité des milieux de vie et de l’équité sociale sur l’île de Montréal.

À propos de Vélo Québec
Depuis près de 45 ans, Vélo Québec, un organisme sans but lucratif, fait figure d'incontournable dans le paysage cycliste québécois. Que ce soit à des fins de loisir ou de tourisme, ou comme moyen de transport propre et actif, l’organisme encourage sans relâche l'utilisation de la bicyclette afin d'améliorer l'environnement, la santé et le bien-être des citoyens.
 

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SOURCE ET RENSEIGNEMENTS :

Centre d’écologie urbaine de Montréal
Myriam Cloutier, agente d’information
514 282-8378, poste 253

Conseil régional de l'environnement de Montréal
Émilie Boisvert-Croteau
514 842-2890, poste 222

Vélo Québec
Véronique Lavoie, attachée de presse
514 521-8356, poste 358