SALLE DE PRESSE - Communiqué pour diffusion immédiate.

Vélo Québec souhaite une application avec discernement des règlements souvent dépassés du Code de la sécurité routière



Le 17 juin 2013 — L’appel de Vélo Québec lancé la semaine dernière pour une rencontre avec la Ville de Montréal et son service de police concernant la campagne menée présentement auprès des cyclistes a été entendu. Une rencontre se tiendra cette semaine.

Voici quelques éléments du Code de la sécurité routière demandant une mise à jour rapide et pour lesquels Vélo Québec souhaiterait dans l’intervalle que les policiers fassent preuve de plus de discernement dans leur application:

1— L’article 232 concernant les réflecteurs obligatoires dans les roues et sur les pédales
Alors que les bandes réfléchissantes sont devenues omniprésentes sur les équipements de vélo (pneus, sacoches, autocollants réfléchissants) et les vêtements de sport (casque, souliers, collants, vestes et manteaux) et que plusieurs vélos sont maintenant dotés d’un système d’éclairage actif très puissant, les policiers donnent encore des contraventions si le vélo n’a pas l’ensemble des réflecteurs indiqués dans le Code, et ce, même si les cyclistes sont 10 fois plus visibles qu’avec ceux-ci.

Pour les réflecteurs dans les pédales, rappelons que sur des centaines de milliers de vélos dotés des pédales automatiques en circulation au Québec, il est généralement impossible d’installer un réflecteur.

2— L’article 368 concernant le panneau d’arrêt
L’obligation de s’arrêter complètement est très pénalisante pour les cyclistes, alors que ces derniers ont une meilleure vue d’ensemble et perçoivent mieux les signes de l’environnement sonore que les automobilistes (vitres fermées, climatisation, radio, cellulaire) lorsqu'ils circulent sur la chaussée. Le Code demande aux cyclistes de poser le pied à terre à l’arrêt, mais la réalité montre que les cyclistes négocient les arrêts autrement depuis toujours.  Dans les faits, nous devrions accepter que lorsqu’ils arrivent à un arrêt, les cyclistes effectuent un ralentissement marqué et cèdent le passage aux autres usagers lorsqu’il y en a à l’intersection.

3— Les articles 359 et 444 concernant les feux de circulation pour piétons
Le code interdit aux cyclistes de traverser la chaussée sur un feu pour piétons. Dans les faits, les cyclistes partagent celui-ci avec les piétons et utilisent ces quelques secondes d’avance pour prendre le départ avant les automobilistes, s’assurant ainsi que ceux-ci les ont bien vus.

4— Les dispositions de l’article 492,1 interdisant la circulation à vélo sur le trottoir
Pour des raisons de sécurité évidente, nous suggérons de permettre aux enfants de moins de 10 ans de circuler sur le trottoir et qu’en absence de voies cyclables,  pour traverser les ponts, viaducs et tunnels (St-Laurent/Bellechasse, par exemple), les cyclistes soient autorisés à circuler sur le trottoir à basse vitesse en accordant la priorité aux piétons. Cette disposition donnerait aux cyclistes l’option de circuler hors de la chaussée sur ces ouvrages où on constate un danger accru du fait d’infrastructures de cohabitation vélo-auto mal adaptées.

5— Le montant des amendes données
Vélo Québec se demande par quelle logique la loi prévoit une amende de 37 $ pour un vélo dépourvu de réflecteurs dans les roues (certains cyclistes ont reçu cette semaine deux contraventions pour leur vélo, une pour chaque roue!), alors qu’un automobiliste qui fauche un cycliste en ouvrant sa portière sans avoir regardé derrière n’est sanctionné que de 30 $ !

Vélo Québec souhaite que les efforts effectués par les arrondissements, la Ville et les policiers convergent vers une amélioration de la sécurité pour tous sur la chaussée et que le SPVM mette plutôt son énergie à sanctionner les comportements dangereux chez tous les usagers fautifs.


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RENSEIGNEMENTS
François-Xavier Tremblay
Vélo Québec
514 521-8356, poste 400
fxtremblay@velo.qc.ca