Point de vue : mars 2015

La neige finira par fondre…
Mais le vélo d’hiver est là pour de bon!




La deuxième édition de Vélo sous zéro, tenue à Montréal le 15 février, a été un franc succès malgré le froid intense qui a diminué l’ardeur de plusieurs. Si l’an dernier l’événement a fait les manchettes par son originalité et son brin de folie, en 2015, nous étions dans une tout autre dynamique. En effet, la présence de nombreux politiciens locaux (au premier chef, le maire Denis Coderre, mais aussi le maire de l’arrondissement Plateau–Mont-Royal Luc Ferrandez et les représentants du sport et du loisir ainsi que des transports au comité exécutif de la Ville, soit Jim Beis et Aref Salem) qui ont pris fait et cause pour le vélo d’hiver a clairement démontré que celui-ci fait partie de la culture montréalaise. À un citoyen qui lui demandait à la télévision pourquoi les vélos avaient le droit de circuler l’hiver à Montréal, le maire Coderre a d’ailleurs répondu que Montréal est la capitale du vélo, qu’elle possède et entretient un réseau blanc et qu’il faut tout simplement s’habituer à voir des cyclistes 12 mois par année!

Progressivement, les médias délaissent leur ton alarmiste pour réaliser que les 50 000 cyclistes d’hiver à Montréal (statistique tirée de L’état du vélo au Québec en 2010) sont des gens finalement assez futés. Discutez avec ces derniers et vous constaterez qu’ils voient peu de différence entre le vélo l’hiver et les mois où le temps est plus clément – à part la glace dans les rues, cela va sans dire. Ils vous diront qu’en vélo l’hiver, liberté, autonomie, efficacité et rapidité sont encore et toujours au rendez-vous.

L’autre bonne nouvelle est que le maire de Montréal parle fréquemment ces jours-ci de condition physique. Il relève actuellement le défi 5/30 et souhaite se mettre en forme, notamment pour le prochain Tour de l’Île de Montréal, auquel il a promis de participer. On ne peut que se réjouir de voir un élu valoriser la pratique du vélo et inviter les gens à le suivre dans une activité cycliste accessible à tous. Et il n’est pas le seul! Dans la majorité des villes du Québec, on trouve des maires et des élus qui sont des cyclistes convaincus et savent que le vélo a la cote, que les aménagements cyclables plaisent aux citoyens. Dans votre municipalité, je ne peux que vous inviter à découvrir ces alliés du vélo parmi vos représentants élus. Et, si ce n’est déjà fait, à les inciter à s’afficher comme grand promoteur du vélo dans leur ville.

Je vous souhaite un beau mois de mars à vélo.


Suzanne Lareau
Présidente-directrice générale