Point de vue : décembre 2012

Ouverture et fermeture saisonnière des voies cyclables : Vélo Québec propose une nouvelle approche

Le 15 novembre est la date officielle de fermeture d’une bonne partie du réseau des pistes cyclables de Montréal. Cette année, Vélo Québec a fait valoir qu’avec les automnes de plus en plus cléments et les printemps hâtifs que nous connaissons, il était peut-être temps de revoir les pratiques pour permettre un accès quatre saisons aux voies cyclables. Cela pourrait également s’appliquer dans plusieurs autres villes du Québec.

Même si la période d’ouverture des voies cyclables a pu s’allonger au fil des ans, il faut maintenant passer à une autre étape : transformer les sections temporaires du réseau – celles avec les bollards – en sections permanentes, établir des politiques de déneigement coordonnées entre les administrations centrales et les différents arrondissements et utiliser du marquage longue durée pour rendre plus visibles les bandes cyclables sur rues qui sont théoriquement dégagées lors des opérations de déneigement.

Ce besoin d’avoir un réseau cyclable quatre saisons est motivé non seulement par des saisons plus clémentes, mais aussi par un nombre sans cesse grandissant de cyclistes sur le réseau et dans les rues de nos villes. Prenons le cas de Montréal. Entre le 1er janvier et le 1er novembre 2012, on comptait quelque 1 080 000 cyclistes sur le boulevard de Maisonneuve. D’autres pistes cyclables ont également connu une augmentation spectaculaire de leur achalandage comparativement à 2011 : notons celle sur la rue Berri et de la rue Rachel qui ont connu respectivement une croissance de 29 % (920 000 cyclistes en 2012) et 23 % (884 000 cyclistes en 2012).

Les exemples de villes qui font un entretien hivernal de leur réseau cyclable se multiplient à travers le monde. Les exemples les plus connus nous viennent du Danemark, de la Norvège, de Suède, mais on en trouve de plus en plus au Canada et aux États-Unis avec Madison (WI), Calgary et, plus près de nous, Ottawa. Vélo Québec entend d’ailleurs proposer à la Ville de Montréal une démarche qui permettrait d’élaborer, à l’instar de plusieurs villes nordiques, un cadre de mise en place graduelle d’un réseau cyclable quatre saisons à Montréal.