Infolettre Route verte  - décembre 2015
   Infolettre Route verte - décembre 2015 
 
Avenir de la Route verte : où en sommes-nous?
 
 
Il y a un an, la signature du pacte fiscal entre Québec et les municipalités sonnait la fin du programme d'aide à l'entretien de la Route verte que le gouvernement finançait à 50 %. Cette enveloppe de 2,8 M$ assurait le maintien des actifs particulièrement sur les longs segments aménagés sur d'anciennes emprises ferroviaires : Parc linéaire le P'tit Train du Nord, Parc linéaire des Bois-Francs, Petit Témis, Vélopiste Jacques-Cartier-Portneuf, etc.
 
Au cours des douze derniers mois, les démarches se sont multipliées en vue de trouver une solution à ce manque à gagner: lettres ouvertes dans les quotidiens, rencontres régionales, Forum sur l'avenir de la Route verte en avril, discussions en chambre lors des périodes de questions des parlementaires, interventions lors de l'affectation des crédits budgétaires, dépôt par Vélo Québec de la proposition Pérennité de la Route verte d'un bout à l'autre, rencontres avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et, évidemment, rencontres et discussions avec le ministère des Transports afin d'assurer le maintien des actifs (des investissements globaux de 275 M$ depuis 1995 pour aménager la Route verte). Cet automne, la pétition Sauvons notre Route verte, que 48 000 citoyens ont signée, a permis encore une fois de témoigner de l'attachement qu'éprouvent les Québécois pour la Route verte et tout ce qu'elle représente: santé, transport actif, tourisme durable et vitalité économique des régions.
 
Un peu partout dans les régions, c'est maintenant l'heure des bilans de fin de saison. Dans de rares cas, le manque à gagner engendré par l'abolition du programme d'aide a été comblé par des fonds régionaux non récurrents. Mais pour la plupart des réseaux cyclables qui traversent des petites municipalités ou qui sont situés en région rurale, la situation est critique. Plusieurs ont dû liquider leurs réserves pour procéder à l'entretien, une prouesse qu'il sera impossible de répéter en 2016. On a aussi constaté que les systèmes de péréquation développés à partir de la contribution de 50 % du programme d'entretien ne tiennent plus la route, ce qui rend plus fragile la concertation régionale.
 
Aucun scénario n'est arrêté à ce moment-ci, mais Vélo Québec poursuit ses démarches et a bon espoir d'en arriver à une entente avec le gouvernement. 
 
« La Route verte, c'est un réseau cyclable de qualité qui nous permet de nous déplacer d'un endroit à l'autre en vélo de façon sécuritaire. De découvrir notre région et le Québec tout en pratiquant une activité physique accessible à toutes les couches de la population. » – Robert Miller, préfet de la MRC de la Jacques-Cartier 
 

« Pour la région de Sorel-Tracy, la Route verte représente un important produit d'appel. De nombreux attraits complémentaires se sont développés en lien avec la Route verte. La ville de Sorel-Tracy reçoit de nombreux groupes et est devenue une destination reconnue par les amateurs de vélo de la région métropolitaine et de la Montérégie. » – Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy
 
«  Les personnes à capacités physiques restreintes, qui utilisent en grand nombre les pistes cyclables de la Route verte qui sont accessibles, confortables et sécuritaires. » – André Leclerc, président-directeur général de Kéroul 
 
« La Route verte est l'un des plus éloquents exemples de tourisme vert au monde. Des centaines d'hôtels et lieux d'hébergement et de restauration, les attractions touristiques, les produits régionaux, les boutiques vélo profitent de la vitalité économique créée par la Route verte. Une démonstration qu'il est possible de concilier développement économique et impératifs sociaux et environnementaux. » – Alexandre Taillefer, associé principal, XPND Capital
 
« Le vélo est un loisir accessible à tous, encore plus dans l'environnement sécuritaire qu'offrent les pistes cyclables. Nos membres, et les personnes de 50 ans et plus en général, sont de grands utilisateurs de la Route verte; il serait très nuisible de leur enlever cette infrastructure qui, pour un montant minime, est sans doute le meilleur investissement que peut faire le gouvernement pour favoriser le vieillissement actif. » – Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ
 
Une Route verte : des retombées multiples
 

Photo: WayneDuguay/Shutterstock.com
 
À l'heure des contraintes budgétaires, où il faut souvent faire mieux avec moins, investir dans des aménagements cyclables de qualité demeure un choix judicieux.
 
Aménager, c'est économiser
Les réseaux cyclables, au-delà d'offrir une alternative de mobilité durable, nous permettent à la fois de faire de l'activité physique, de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de prendre peu de place en voirie et en stationnement. Leur impact positif sur la santé, la qualité de l'air et la diminution du trafic permet d'économiser des sommes colossales. Une étude néo-zélandaise a d'ailleurs mesuré que pour chaque dollar investi dans l'implantation d'un réseau cyclable, une ville pourrait économiser 24 fois la valeur de son investissement 1.  
 
Aménager, c'est créer un milieu de vie agréable
La présence de voies cyclables (ou de sentiers multifonctionnels) aménagées près de son milieu de vie est de plus en plus recherchée par les citoyens de tous les âges – famille, enfants, aînés. Ces voies sont bien souvent l'équipement de loisir de proximité le plus utilisé par les citoyens. À titre d'exemple, 70 % du million de passages sur le P'tit Train du Nord en 2013 ont été effectués par une clientèle locale et régionale 2.
 
Aménager, c'est attirer les touristes
Les réseaux cyclables offrent aux touristes l'opportunité de visiter et découvrir à vélo les villes ou les régions. De nombreux cyclistes de l'Ontario, des États-Unis et de l'Europe viennent au Québec pour pédaler la Route verte et ses réseaux régionaux. À elle seule, la Véloroute des Bleuets — longue de 256 km — génère plus de 10 M$ de retombées économiques annuelles 3. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres puisque la Route verte compte plus de 5000 km de voies cyclables!
 
Une étude de la Chaire de tourisme Transat révèle que le touriste à vélo dépense 6 % de plus que les autres touristes d'agrément, tous marchés confondus, soit en moyenne 675 $ pour son séjour de vélo au Québec, et ce, principalement dans l'hébergement et la restauration. Autre fait intéressant : près des deux tiers des touristes à vélo prévoient retourner dans les régions visitées au cours des deux prochaines années.
 
 
Nouvelles régionales
 

Photo: Ville de Longueuil
 
Longueuil

La Ville a terminé les travaux pour compléter le lien entre la piste en provenance de Saint-Lambert, en bordure du fleuve Saint-Laurent, et le Club nautique de Longueuil. D'une longueur de plus de 1,5 km, cette nouvelle piste sur rue est complètement asphaltée, large de 3 m et protégée par une bordure permanente en béton. Cette nouvelle voie cyclable sécuritaire s'inscrit dans le projet de sentier métropolitain qui reliera Oka à Mont-Saint-Hilaire.
 
Notons également que des études sont en cours de réalisation afin de prévoir le prolongement de la Promenade René-Lévesque vers Boucherville sur environ 2,5 km le long du fleuve Saint-Laurent, en passant notamment sous l'autoroute 25. Cette promenade cyclable en passerelle permettra de côtoyer des paysages de grand intérêt en bordure du fleuve Saint-Laurent. Advenant la réalisation de ce tronçon, les cyclistes pourraient ainsi éviter le secteur industriel de Boucherville, sur le boulevard Marie-Victorin, qui n'est pas très convivial. Les résultats des études d'avant-projet devraient être dévoilés au cours des prochains mois.
 
 
 
Photo: Le Nouvelliste
Trois-Rivières

La Ville exécute les travaux nécessaires pour compléter le changement de tracé de la Route verte au centre-ville. Rappelons que la Route verte passe dorénavant à travers l'ancienne friche industrielle transformée en Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Les cyclistes pourront parcourir le secteur d'une grande beauté à proximité de la rivière Saint-Maurice sur une piste cyclable asphaltée qui fait le lien sur 1,5 km entre le centre-ville et la piste cyclable sur le pont Duplessis.
 
 

Photo: Mathieu Charest, MRC Haute-Yamaska
 
Estriade

La Corporation d'aménagement récréo-touristique de la Haute-Yamaska (C.A.R.T.H.Y.), organisme gestionnaire du réseau cyclable yamaskois, est fière d'annoncer la fin des travaux de réfection de l'Estriade. Étalés sur près de 5 mois, les travaux consistaient au nettoyage et au remplacement de ponceaux, à l'amélioration du drainage des fossés, à la pulvérisation de la fondation existante sur toute sa largeur, au pavage d'une couche unique d'enrobé bitumineux ainsi qu'au marquage de la chaussée.

Notons l'importante implication financière de la MRC Haute-Yamaska et de la Ville de Bromont qui ont payé les coûts totaux de réfection, soit 1,5 M$. Pour Pascal Russell, préfet de la MRC et président de C.A.R.T.H.Y., il s'agit beaucoup plus d'un investissement que d'une dépense puisque l'Estriade amène des retombées économiques majeures pour la région, que la piste est utilisée à plus de 70 % par ses citoyens et surtout que la pratique du vélo ne cesse d'augmenter. Cette cure de rajeunissement de l'Estriade offrira aux usagers, pour les années à venir, une piste cyclable sécuritaire et confortable afin que ceux-ci puissent garder de saines habitudes de vie.

Une initiative et un leadership régional dignes de mention!
 


La Route verte est une idée originale de Vélo Québec réalisée avec le ministère des Transports du Québec, le gouvernement du Québec et des partenaires régionaux.

Fondé en 1967, Vélo Québec a pour mission de promouvoir le vélo à des fins de transport, de loisir et de tourisme, et ce, afin d’améliorer la qualité de vie de tous.

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