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				<title>RSS Vélo Québec</title> 
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				<lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2009 08:27:07 -0400</lastBuildDate> 
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					<title>RSS Vélo Québec</title> 
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<title><![CDATA[Conférence vélo-voyage de Nathalie Munger ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.velo.qc.ca/fr/vq/conference]]></link>
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<description><![CDATA[Conf&eacute;rence v&eacute;lo-voyage Lundi 6 f&eacute;vrier, &agrave; la Maison des cyclistes, assistez &agrave; la conf&eacute;rence &laquo; C&ocirc;te ouest am&eacute;ricaine et Europe &agrave; v&eacute;lo &raquo; de Nathalie Munger. Rien de moins que 7000 km en 14 semaines! R&eacute;servez vos places.  ]]></description>
<pubDate>Fri, 3 Feb 2012 15:51:04 -0400</pubDate>
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<title><![CDATA[Cycliste au bord de la crise de nerfs]]></title>
<link><![CDATA[http://www.velo.qc.cag><img alt="" src="/files/Fotolia_8122432_L.jpg" style="width: 470px; height: 313px;" /><br />
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Vancouver, octobre 2010</strong>. Du dixi&amp;egrave;me &amp;eacute;tage de la tour de verre o&amp;ugrave; je loge, je regarde Vancouver au lever du jour. Parapluie &amp;agrave; la main, les pi&amp;eacute;tons d&amp;eacute;ambulent doucement, les rares cyclistes que j&amp;rsquo;aper&amp;ccedil;ois sont bien v&amp;ecirc;tus, car on annonce encore une journ&amp;eacute;e fra&amp;icirc;che et pluvieuse. Vancouver a re&amp;ccedil;u hier pr&amp;egrave;s de 50 mm de pluie, et on en annonce tout autant pour aujourd&amp;rsquo;hui. J&amp;rsquo;ai d&amp;eacute;j&amp;agrave; retard&amp;eacute; mon d&amp;eacute;part d&amp;rsquo;une journ&amp;eacute;e, je ne peux plus attendre; de toute fa&amp;ccedil;on, les pr&amp;eacute;visions &amp;agrave; long terme ne sont gu&amp;egrave;re plus r&amp;eacute;jouissantes.<br />
Je charge ma monture (un Norco 2011, mod&amp;egrave;le CCX 2) &amp;eacute;quip&amp;eacute;e de sacoches Axiom et d&amp;rsquo;un cyclom&amp;egrave;tre Knog que j&amp;rsquo;ai emprunt&amp;eacute; directement au fabricant britanno-colombien. J&amp;rsquo;enfile imper, gants aux doigts longs, mince tuque sous mon casque et entame ma longue journ&amp;eacute;e sur une chauss&amp;eacute;e tremp&amp;eacute;e. Je compte rouler environ 110 km aujourd&amp;rsquo;hui. Le trajet d&amp;eacute;taill&amp;eacute; qui me m&amp;egrave;ne &amp;agrave; Seattle m&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; propos&amp;eacute; par un utilisateur du site Internet mapmyride.com. J&amp;rsquo;ai imprim&amp;eacute; les 26 pages que j&amp;rsquo;ai ins&amp;eacute;r&amp;eacute;es dans un Ziploc, lui-m&amp;ecirc;me rang&amp;eacute; dans mon &amp;eacute;tui &amp;agrave; cartes sur le guidon de mon v&amp;eacute;lo.<br />
Quitter la r&amp;eacute;gion m&amp;eacute;tropolitaine se fait sans heurts. Le parcours emprunte une suite de rues paisibles souvent bord&amp;eacute;es d&amp;rsquo;une bande cyclable. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; l&amp;rsquo;approche du poste frontalier que les choses commencent &amp;agrave; se corser. &amp;Agrave; deux reprises, suivant scrupuleusement les indications, je suis all&amp;eacute; dans la mauvaise direction et j&amp;rsquo;ai d&amp;ucirc; rebrousser chemin (+53 km). (Voir &amp;agrave; ce sujet l&amp;rsquo;encadr&amp;eacute; &amp;laquo;mapmyride.com&amp;raquo;).<br />
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<span class="Titre14]]></link>
<guid isPermaLink="false">http://www.velo.qc.cag><img alt="" src="/files/Fotolia_8122432_L.jpg" style="width: 470px; height: 313px;" /><br />
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Vancouver, octobre 2010</strong>. Du dixi&amp;egrave;me &amp;eacute;tage de la tour de verre o&amp;ugrave; je loge, je regarde Vancouver au lever du jour. Parapluie &amp;agrave; la main, les pi&amp;eacute;tons d&amp;eacute;ambulent doucement, les rares cyclistes que j&amp;rsquo;aper&amp;ccedil;ois sont bien v&amp;ecirc;tus, car on annonce encore une journ&amp;eacute;e fra&amp;icirc;che et pluvieuse. Vancouver a re&amp;ccedil;u hier pr&amp;egrave;s de 50 mm de pluie, et on en annonce tout autant pour aujourd&amp;rsquo;hui. J&amp;rsquo;ai d&amp;eacute;j&amp;agrave; retard&amp;eacute; mon d&amp;eacute;part d&amp;rsquo;une journ&amp;eacute;e, je ne peux plus attendre; de toute fa&amp;ccedil;on, les pr&amp;eacute;visions &amp;agrave; long terme ne sont gu&amp;egrave;re plus r&amp;eacute;jouissantes.<br />
Je charge ma monture (un Norco 2011, mod&amp;egrave;le CCX 2) &amp;eacute;quip&amp;eacute;e de sacoches Axiom et d&amp;rsquo;un cyclom&amp;egrave;tre Knog que j&amp;rsquo;ai emprunt&amp;eacute; directement au fabricant britanno-colombien. J&amp;rsquo;enfile imper, gants aux doigts longs, mince tuque sous mon casque et entame ma longue journ&amp;eacute;e sur une chauss&amp;eacute;e tremp&amp;eacute;e. Je compte rouler environ 110 km aujourd&amp;rsquo;hui. Le trajet d&amp;eacute;taill&amp;eacute; qui me m&amp;egrave;ne &amp;agrave; Seattle m&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; propos&amp;eacute; par un utilisateur du site Internet mapmyride.com. J&amp;rsquo;ai imprim&amp;eacute; les 26 pages que j&amp;rsquo;ai ins&amp;eacute;r&amp;eacute;es dans un Ziploc, lui-m&amp;ecirc;me rang&amp;eacute; dans mon &amp;eacute;tui &amp;agrave; cartes sur le guidon de mon v&amp;eacute;lo.<br />
Quitter la r&amp;eacute;gion m&amp;eacute;tropolitaine se fait sans heurts. Le parcours emprunte une suite de rues paisibles souvent bord&amp;eacute;es d&amp;rsquo;une bande cyclable. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; l&amp;rsquo;approche du poste frontalier que les choses commencent &amp;agrave; se corser. &amp;Agrave; deux reprises, suivant scrupuleusement les indications, je suis all&amp;eacute; dans la mauvaise direction et j&amp;rsquo;ai d&amp;ucirc; rebrousser chemin (+53 km). (Voir &amp;agrave; ce sujet l&amp;rsquo;encadr&amp;eacute; &amp;laquo;mapmyride.com&amp;raquo;).<br />
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<description><![CDATA[  Vancouver, octobre 2010. Du dixi&egrave;me &eacute;tage de la tour de verre o&ugrave; je loge, je regarde Vancouver au lever du jour. Parapluie &agrave; la main, les pi&eacute;tons d&eacute;ambulent doucement, les rares cyclistes que j&rsquo;aper&ccedil;ois sont bien v&ecirc;tus, car on annonce encore une journ&eacute;e fra&icirc;che et pluvieuse. Vancouver a re&ccedil;u hier pr&egrave;s de 50 mm de pluie, et on en annonce tout autant pour aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; retard&eacute; mon d&eacute;part d&rsquo;une journ&eacute;e, je ne peux plus attendre; de toute fa&ccedil;on, les pr&eacute;visions &agrave; long terme ne sont gu&egrave;re plus r&eacute;jouissantes. Je charge ma monture (un Norco 2011, mod&egrave;le CCX 2) &eacute;quip&eacute;e de sacoches Axiom et d&rsquo;un cyclom&egrave;tre Knog que j&rsquo;ai emprunt&eacute; directement au fabricant britanno-colombien. J&rsquo;enfile imper, gants aux doigts longs, mince tuque sous mon casque et entame ma longue journ&eacute;e sur une chauss&eacute;e tremp&eacute;e. Je compte rouler environ 110 km aujourd&rsquo;hui. Le trajet d&eacute;taill&eacute; qui me m&egrave;ne &agrave; Seattle m&rsquo;a &eacute;t&eacute; propos&eacute; par un utilisateur du site Internet mapmyride.com. J&rsquo;ai imprim&eacute; les 26 pages que j&rsquo;ai ins&eacute;r&eacute;es dans un Ziploc, lui-m&ecirc;me rang&eacute; dans mon &eacute;tui &agrave; cartes sur le guidon de mon v&eacute;lo. Quitter la r&eacute;gion m&eacute;tropolitaine se fait sans heurts. Le parcours emprunte une suite de rues paisibles souvent bord&eacute;es d&rsquo;une bande cyclable. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;approche du poste frontalier que les choses commencent &agrave; se corser. &Agrave; deux reprises, suivant scrupuleusement les indications, je suis all&eacute; dans la mauvaise direction et j&rsquo;ai d&ucirc; rebrousser chemin (+53 km). (Voir &agrave; ce sujet l&rsquo;encadr&eacute; &laquo;mapmyride.com&raquo;).  Stupeur et tremblements Apr&egrave;s ce petit rat&eacute;, je redouble d&rsquo;ardeur et file rapidement vers la fronti&egrave;re Canada-USA. Le poste frontalier ressemble un peu &agrave; celui de Lacolle. Je n&rsquo;ai pas l&rsquo;habitude de traverser &agrave; v&eacute;lo un poste si achaland&eacute;. En fait, la seule fois o&ugrave; j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de passer la fronti&egrave;re &agrave; v&eacute;lo, c&rsquo;est en me rendant &agrave; Jay Peak par une toute petite route. &Agrave; peine le pied pos&eacute; par terre, un agent, souriant, &eacute;tait venu faire le contr&ocirc;le et nous souhaiter bonne route. Je m&rsquo;attendais un peu &agrave; ce genre d&rsquo;accueil... &Agrave; mon grand &eacute;tonnement, une seule voie est ouverte et un seul v&eacute;hicule me devance, je me dirige donc vers celui-ci. En me voyant, l&rsquo;agent sort pr&eacute;cipitamment de sa cabine en gesticulant et me somme de me diriger vers le b&acirc;timent principal. J&rsquo;obtemp&egrave;re. Ne rep&eacute;rant aucun support &agrave; v&eacute;los, j&rsquo;abandonne sur la vitrine ma monture et sa pr&eacute;cieuse cargaison, et je me munis de mon passeport et de mon portefeuille. &Agrave; peine la porte franchie, j&rsquo;ai le sentiment que l&rsquo;op&eacute;ration ne sera pas simple. Devant moi s&rsquo;&eacute;tire une file d&rsquo;attente qui ressemble &eacute;trangement &agrave; celle du contr&ocirc;le de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;a&eacute;roport PET. Mon regard est attir&eacute; par divers panneaux: no public bathroom, turn off your cellular, etc. Au tout d&eacute;but de la file, un autre panneau indique que nous devrons patiemment attendre notre tour si nous importons un v&eacute;hicule ou des produits issus de l&rsquo;agriculture. Soulagement. J&rsquo;arr&ecirc;te au passage une employ&eacute;e qui semble un peu plus affable que ses coll&egrave;gues. Arborant mon plus beau sourire et m&rsquo;exprimant du mieux que je peux dans la langue de Shakespeare, je lui fais part du fait que je voyage &agrave; v&eacute;lo et que je n&rsquo;importe ni v&eacute;hicule, ni mouton, ni arbuste de quelque nature que ce soit. &laquo;Stay on the line, sir!&raquo; C&rsquo;est sans appel. Mis&egrave;re. Non seulement cette file zigzagante est-elle interminable, mais on passe au compte-gouttes! Au bout de 1h45, je me dirige, en martelant le plancher de mes cales, vers le guichet libre o&ugrave; un agent aussi souriant que George W. Bush au lendemain de la victoire des d&eacute;mocrates &laquo;m&rsquo;accueille&raquo;. &laquo;Why are you travelling on a bike? &ndash; ... &ndash; Where are you going? &ndash; Seattle. &ndash; Today... you&rsquo;re not gonna make it. &ndash; No sir, I&rsquo;ll stop halfway for the night. &ndash; Where? &ndash; Bellingham. &ndash; I don&rsquo;t think you&rsquo;re gonna make it, it&rsquo;s almost four o&rsquo;clock. &ndash; [&Agrave; moi-m&ecirc;me] Je suis arriv&eacute; ici peu apr&egrave;s 14h, gros bouffi, je sais que le soleil se couche avant 18h, je sais qu&rsquo;il me reste plus de 60km &agrave; parcourir, avec beaucoup de mont&eacute;es, mais &ccedil;a fait pratiquement 2h que je poireaute ici, pis y a m&ecirc;me pas de toilettes! [&Agrave; l&rsquo;agent] Yes sir, I know, but I&rsquo;m used to this.&raquo; Peu convaincu, il l&egrave;ve son immense carcasse et se casse avec mon passeport. Il revient quelques minutes plus tard, toujours aussi souriant. &laquo;You&rsquo;re all set, sir, ride safely.&raquo; Fin de l&rsquo;&eacute;pisode du poste frontalier, du moins c&rsquo;est ce que je crois. J&rsquo;enfourche ma monture (intacte!) et je me pr&eacute;cipite vers la highway 9, lorsque j&rsquo;entends rugir derri&egrave;re moi. &laquo;Where do you think you&rsquo;re going?&raquo; Je me retourne, le sang glac&eacute;. Un autre sympathique agent m&rsquo;explique que je dois lui rendre le papier orange que son aimable coll&egrave;gue m&rsquo;a remis lors du contr&ocirc;le. Mais il est o&ugrave;, ce papier? Je le retrouve finalement, coinc&eacute; entre deux pages de mon passeport. Je me remets en selle et je file. Les prochains kilom&egrave;tres se font sur l&rsquo;autoroute 9. Je me dirige vers Bellingham sur cette route qui compte deux voies dans chaque direction en plus d&rsquo;offrir un large accotement. Les automobilistes, lorsqu&rsquo;ils m&rsquo;aper&ccedil;oivent, se rangent sur la voie de gauche m&ecirc;me si je roule sur l&rsquo;accotement, du jamais-vu! Malgr&eacute; une circulation plut&ocirc;t dense, je me sens vachement en s&eacute;curit&eacute;. Quelques-uns baissent m&ecirc;me la glace de leur porti&egrave;re pour m&rsquo;encourager: &laquo;Good boy! Don&rsquo;t give up! Keep going!&raquo; J&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre en &eacute;chapp&eacute;e lors d&rsquo;une importante &eacute;tape du Tour de France. Allez, on se calme! Alors que je mouline, je fais quelques calculs mentaux. Si je veux arriver &agrave; bon port avant le coucher du soleil, je dois rouler &agrave; une moyenne de 30 km/h, et ce, charg&eacute; comme un mulet. Impossible. Mais il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres solutions, j&rsquo;ai bien consult&eacute; mes cartes avant de partir et il n&rsquo;y a aucune possibilit&eacute; d&rsquo;h&eacute;bergement avant Bellingham. Ride, Patrice, ride! C&rsquo;est dans l&rsquo;obscurit&eacute; totale que j&rsquo;arrive finalement dans la charmante bourgade. Pas moyen de lire mes cartes tant il fait noir. Je tourne en rond, &ccedil;a fait plus de 11 heures que je roule, j&rsquo;ai les mains engourdies, je suis tremp&eacute; et transi (il n&rsquo;a jamais cess&eacute; de pleuvoir), j&rsquo;ai faim, je suis fatigu&eacute;. Je suis litt&eacute;ralement au bord de la crise de nerfs. Au loin, une petite lumi&egrave;re rouge clignote. Lueur d&rsquo;espoir. Un cycliste s&rsquo;approche de moi &agrave; bonne vitesse, je lui fais de grands signes, il s&rsquo;arr&ecirc;te. Arborant un tout nouveau v&eacute;lo &eacute;lectrique, Sam, v&eacute;t&eacute;ran de la guerre du Vietnam, m&rsquo;accompagne jusqu&rsquo;&agrave; mon h&ocirc;tel. Jamais &eacute;t&eacute; aussi heureux de franchir les portes d&rsquo;un Days Inn. Je saute dans la douche et commande une pizza dont je ne mangerai qu&rsquo;une pointe; je tombe endormi. Je devais franchir 108 km, j&rsquo;en aurai parcouru 161. Je me r&eacute;veille en sursaut &agrave; 8 h. Le temps presse, j&rsquo;ai plus de 160km &agrave; franchir aujourd&rsquo;hui, sans compter quelques dizaines de plus si je m&rsquo;&eacute;gare de nouveau. J&rsquo;ingurgite tout ce que le buffet du petit-d&eacute;jeuner continental offre et je saute sur mon v&eacute;lo. C&rsquo;est fou comme une bonne nuit de sommeil peut requinquer son cycliste! Je me sens top shape, je ne suis pas le moins du monde courbatur&eacute; et, qui plus est, je suis d&rsquo;excellente humeur. Je franchis les premiers kilom&egrave;tres facilement. Quittant la route11, je vire &agrave; gauche et m&rsquo;&eacute;lance sur la route Cook. Quelques kilom&egrave;tres plus loin, un doute surgit dans mon esprit: et si c&rsquo;&eacute;tait &agrave; droite que je devais tourner? Je m&rsquo;arr&ecirc;te subitement et consulte mes cartes. Encore une fois, les directives indiquaient un virage dans la mauvaise direction; sur la carte, on voit clairement que le virage devait s&rsquo;effectuer &agrave; droite (+10 km). Il fait un temps splendide aujourd&rsquo;hui; des nuages, certes, mais presque pas de pluie et, en boni, de rares &eacute;claircies. Mais ce vent! Infatigable, soufflant du sud &agrave; pr&egrave;s de 20 km/h. Avec plus de 30 kilos de bagages, roulant sur un faux plat ascendant, ma moyenne est plut&ocirc;t... modeste. La voix du contr&ocirc;leur douanier vient me hanter: &laquo;You&rsquo;re not gonna make it, sir!&raquo;  mon Purgatoire avant Seattle Je commence s&eacute;rieusement &agrave; avoir des doutes. Je n&rsquo;arriverai pas &agrave; Seattle aujourd&rsquo;hui. De plus, hier, je ne ressentais ni la faim ni la soif, mais aujourd&rsquo;hui, au contraire, je suis affam&eacute; et assoiff&eacute; et m&rsquo;arr&ecirc;te pratiquement &agrave; chaque &eacute;picerie. Je mouline et consulte mes cartes le plus souvent possible, car je ne peux me payer le luxe de quelques kilom&egrave;tres en extra. 15h30. Le soleil d&eacute;cline d&eacute;j&agrave; et je suis &agrave; plus de 50km de Seattle. Je n&rsquo;ai aucune envie d&rsquo;y p&eacute;n&eacute;trer pour la premi&egrave;re fois &agrave; la nuit tomb&eacute;e. Je dois trouver un plan B. Je consulte mes cartes et rep&egrave;re une localit&eacute; &agrave; environ 30 km d&rsquo;o&ugrave; je me trouve: Snohomish. Je suis convaincu qu&rsquo;on dit je monte &ndash; et non je descends &ndash; &agrave; Snohomish. &Ccedil;a grimpe pendant plus de 30 km, pas &agrave; des degr&eacute;s vertigineux, mais &ccedil;a ne l&acirc;che pas, et l&rsquo;acide lactique commence &agrave; faire son &oelig;uvre. Je franchis les limites de Snohomish quelques secondes avant le coucher du soleil et d&eacute;niche un motel. Le lendemain, l&rsquo;entr&eacute;e &agrave; Seattle se fera tout en douceur, la ville &eacute;tant pourvue de nombreuses voies cyclables.  	*** Par la fen&ecirc;tre, je regarde d&eacute;filer le paysage le long de la c&ocirc;te du Pacifique. Vous l&rsquo;aurez devin&eacute;, je voyage en train vers Vancouver. Ayant attendu en vain plus de quatre jours &agrave; Seattle dans l&rsquo;espoir que la m&eacute;t&eacute;o s&rsquo;am&eacute;liore, j&rsquo;ai d&ucirc; me raviser et utiliser les services d&rsquo;Amtrack pour revenir &agrave; Vancouver. Bonne fa&ccedil;on de voir comment on accueille les cyclistes et leur monture &agrave; bord des trains du pays de l&rsquo;Oncle Sam. Rien &agrave; redire. On offre deux options aux voyageurs d&eacute;sirant transporter leur v&eacute;lo: le mettre en bo&icirc;te ou simplement le d&eacute;poser dans le wagon des bagages, o&ugrave; se trouvent des supports s&eacute;curitaires et n&rsquo;ab&icirc;mant pas les cadres. Le v&eacute;lo est suspendu par la roue avant et attend sagement la destination finale. Peu importe l&rsquo;option choisie, il ne vous en co&ucirc;te que 5$.  Vancouver Cycliste Ce qui &eacute;tonne, hormis leur nombre, c&rsquo;est que les cyclistes vancouv&eacute;rois arborent tous le casque, c&rsquo;est la loi. De plus, contrairement &agrave; Montr&eacute;al, o&ugrave; j&rsquo;habite, les cyclistes sont nombreux m&ecirc;me les jours de pluie. Faut dire qu&rsquo;il pleut souvent ici. Le virage &agrave; droite est permis dans la r&eacute;gion m&eacute;tropolitaine, mais on a pr&eacute;vu le coup lors de l&rsquo;instauration des voies cyclables, nombreuses. Ces derni&egrave;res se trouvent &agrave; gauche de la voie destin&eacute;e aux automobilistes d&eacute;sirant virer &agrave; droite. Les man&oelig;uvres se font de fa&ccedil;on tout &agrave; fait s&eacute;curitaire. Ce qui surprend &eacute;galement dans la m&eacute;tropole de la Colombie-Britannique, c&rsquo;est la quasi-absence d&rsquo;animosit&eacute; entre cyclistes et automobilistes. Tout le monde y met du sien, respecte les lois, et le r&eacute;sultat est surprenant pour un cycliste du Qu&eacute;bec. Pour ce qui est du port obligatoire du casque, un point de discorde au Qu&eacute;bec, une loi municipale a fix&eacute; l&rsquo;amende &agrave; 29$, alors qu&rsquo;au civil elle se chiffre &agrave; 100$, mais rares sont les cyclistes ayant d&ucirc; acquitter cette somme. La sonnette aussi est obligatoire. Agr&eacute;able surprise lorsqu&rsquo;on emprunte le transport en commun&nbsp;: tous les autobus sont munis d&rsquo;un support &agrave; v&eacute;los fix&eacute; &agrave; l&rsquo;avant du v&eacute;hicule, et le cycliste doit lui-m&ecirc;me monter et descendre sa monture. Dans le m&eacute;tro, les v&eacute;los sont les bienvenus en tout temps (contrairement au r&egrave;glement de la STM), et ce, dans tous les wagons o&ugrave; sont install&eacute;s des supports o&ugrave; glisser la roue. Ainsi, l&rsquo;usager n&rsquo;est pas oblig&eacute; de tenir sa b&eacute;cane durant tout le trajet. Inspirant. Autre point int&eacute;ressant: on a ajout&eacute; un pictogramme de v&eacute;lo sur les plaques de rue lorsque celle-ci est dot&eacute;e d&rsquo;une bande cyclable. Les cyclistes vancouv&eacute;rois militent pour de meilleures infrastructures en utilisant les r&eacute;seaux sociaux ainsi que YouTube. Ainsi, avant que le pont Burrard soit dot&eacute; d&rsquo;une voie cyclable, un cycliste ayant install&eacute; une cam&eacute;ra sur son casque y a tourn&eacute; une vid&eacute;o. On y voit comment il &eacute;tait p&eacute;rilleux de s&rsquo;y aventurer. Les autorit&eacute;s municipales ont rapidement r&eacute;agi (www.youtube.com/watch?v=1_YES5NI7Vs).   Seattle cycliste Ville du grunge et des Starbucks, Seattle est charmante et pleine de vie. Bien que situ&eacute;e &agrave; 150 km de la c&ocirc;te du Pacifique, elle est entour&eacute;e d&rsquo;eau (lac Washington et Puget Sound). Les d&eacute;placements se font souvent en bateau-taxi d&rsquo;un quartier &agrave; un autre, de West Seattle entre autres, vers une des nombreuses &icirc;les environnantes. Les v&eacute;los y sont accept&eacute;s en tout temps. &Agrave; l&rsquo;instar de Vancouver, il pleut beaucoup &agrave; Seattle, mais &ccedil;a ne semble pas effrayer les Seattlites: les cyclistes sont nombreux &agrave; utiliser la petite reine comme moyen de transport et les infrastructures se multiplient. Les supports pour verrouiller sa bicyclette sont l&eacute;gion un peu partout en ville, en plus d&rsquo;&ecirc;tre fort jolis. Bien que plusieurs municipalit&eacute;s de l&rsquo;&Eacute;tat de Washington aient vot&eacute; une loi imposant le port du casque, Seattle y a &eacute;chapp&eacute;. Mais 99,9% des cyclistes crois&eacute;s l&rsquo;arborent. Certains d&rsquo;entre eux m&rsquo;ont m&ecirc;me fait remarquer &ndash; gentiment &ndash; que je devrais le porter. Curieux de conna&icirc;tre les lois de l&rsquo;&Eacute;tat concernant la pratique du v&eacute;lo, j&rsquo;ai pouss&eacute; un peu plus loin mes recherches et suis tomb&eacute; sur le paragraphe suivant : Shoulder vs. Bike Lane - Cyclists may choose to ride on the path, bike lane, shoulder or travel lane as suits their safety needs. En clair, &ccedil;a veut dire que m&ecirc;me si une piste cyclable longe une voie de communication quelconque, le cycliste a le droit de rouler sur l&rsquo;une ou l&rsquo;autre &agrave; son choix. Au cycliste de d&eacute;cider ce qui lui assure la plus grande s&eacute;curit&eacute;. Au Qu&eacute;bec, jusqu&rsquo;&agrave; tout r&eacute;cemment, si un cycliste roulait sur la voie publique alors que celle-ci &eacute;tait pourvue d&rsquo;une voie ou piste cyclable (ex. : rue Rachel &agrave; Montr&eacute;al), il s&rsquo;exposait &agrave; une amende. V&eacute;lo Qu&eacute;bec exer&ccedil;ait depuis plusieurs ann&eacute;es des pressions pour modifier cet article de la loi, ce qui vient tout juste d&rsquo;&ecirc;tre fait.   mapmyride.com Site Internet interactif o&ugrave; les cyclistes peuvent partager leurs itin&eacute;raires favoris, mapmyride.com grandit en popularit&eacute;, et les circuits propos&eacute;s y sont nombreux. C&rsquo;est ici que j&rsquo;ai trouv&eacute; les d&eacute;tails de mon parcours. Un usager du site l&rsquo;avait con&ccedil;u en privil&eacute;giant les routes secondaires, moins achaland&eacute;es. Il faut savoir que lorsqu&rsquo;on &eacute;tablit son parcours, on le fait &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une carte o&ugrave; on trace une s&eacute;rie de points, vachement pratique. L&agrave; o&ugrave; le b&acirc;t blesse, c&rsquo;est lorsqu&rsquo;on demande au logiciel de g&eacute;n&eacute;rer cette carte en indications. La technologie est loin d&rsquo;&ecirc;tre sans faille. Ne voulant pas avoir &agrave; consulter les 26 pages de cartes que j&rsquo;avais imprim&eacute;es, je m&rsquo;en tenais aux directives qui, elles, tenaient sur une seule feuille. Eh bien, &agrave; maintes reprises, l&agrave; o&ugrave; c&rsquo;&eacute;tait indiqu&eacute; de tourner &agrave; droite, on devait faire le contraire. En consultant la carte, on voyait bien qu&rsquo;il fallait tourner &agrave; gauche et non &agrave; droite. Je vous recommande donc de prendre le temps de comparer les indications avec vos cartes avant votre d&eacute;part. J&rsquo;ai fait part de cette l&eacute;g&egrave;re lacune aux administrateurs du site. Ils m&rsquo;ont rapidement r&eacute;pondu et semblaient tr&egrave;s pr&eacute;occup&eacute;s par le probl&egrave;me. Apr&egrave;s quelques &eacute;changes de courriels, ils m&rsquo;ont assur&eacute; qu&rsquo;ils allaient y rem&eacute;dier en pr&eacute;cisant que cela pouvait prendre du temps. J&rsquo;attends toujours. ]]></description>
<pubDate>Thu, 2 Feb 2012 10:30:46 -0400</pubDate>
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<title><![CDATA[Le Québec en 30 boucles]]></title>
<link><![CDATA[http://www.velo.qc.cate;couvrez les plus beaux parcours, des coins de pays magnifiques et m&amp;eacute;connus, ainsi que les cyclistes les ayant choisis.<b]]></link>
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<description><![CDATA[D&eacute;couvrez les plus beaux parcours, des coins de pays magnifiques et m&eacute;connus, ainsi que les cyclistes les ayant choisis. ]]></description>
<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 13:47:08 -0400</pubDate>
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