Le cocktail transport
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Résumé
Partout sur la planète, en Occident comme dans
les pays en développement , la motorisation ne
cesse de croître . Dans certaines régions
du globe, c'est le nombre d'automobiles par
habitant qui augmente. Dans d'autres, là
où le parc automobile est déjà
très élevé et tend à se
stabiliser, c'est au chapitre de l'augmentation
du kilométrage parcouru par les véhicules
que l'on remarque un accroissement de la motorisation.
Parallèlement, les transports en commun connaissent,
depuis plus de 10 ans, des baisses constantes d'achalandage
de l'ordre d'un pour cent par année. Il n'existe
pas de véritable offre de service de transport
souple, rapide, efficace, économique et écologique,
susceptible de concurrencer adéquatement la voiture
à occupant unique. Il faut se rendre à
l'évidence : l'automobile reste sans
rivale. Les consommateurs citoyens sont prêts
à se soumettre à bien des sacrifices financiers
et à des pertes de temps de plus en plus grandes
pour conserver la liberté ou le sentiment de
liberté que propose l'automobile.
Le cocktail transport représente une solution
qui pourrait amener un bon pourcentage d'automobilistes
à délaisser occasionnellement leur voiture.
Ce concept se définit par un maillage et un mariage
d'intérêts entre les grandes entreprises
de transport en commun (métro, bus, train de
banlieue, chemin de fer, etc.) et les moyens de transport
privés que sont le vélo,
le taxi, la location d'automobile, les coopératives
de propriété d'auto, le covoiturage.
Chacun des partenaires de ce maillage y trouverait des
avantages pour compléter son offre de transport,
consolider et élargir sa clientèle. Les
autorités politiques y verraient un intérêt
économique, principalement, et environnemental,
accessoirement.
Pour l'instant, on ne peut parler réellement
d'une offre de transport. Celle-ci demeure encore diffuse,
parcellaire et non intégrée, tant sur
le plan de l'intermodalité des déplacements
que de la structure tarifaire. L'intégration
et la mise en marché de cette solution de remplacement
de l'automobile à occupant unique sont loin,
cependant, d'être difficiles et onéreuses.
Souhaitons qu'il ne faudra pas attendre des situations
à effet de loupe, comme la grève récente
des transports parisiens, ou encore la répétition
de pics de pollution avant que les autorités
se décident à agir. Parce que, dans de
tels cas, les actions sont trop souvent entreprises
de façon précipitée et improvisée.
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