Les habiletés cyclistes en vélo de gravelle

Le vélo de gravelle se distingue par la variété des surfaces qu’il emprunte, du bitume lisse aux chemins de terre, en passant par le gravier meuble ou les sentiers forestiers.

Chaque type de terrain demande une adaptation constante du pilotage, du rythme et de la posture. Les plus grands défis sont généralement les montées, les descentes et le freinage pour les personnes qui commencent à rouler sur des routes gravillonnées.

Un bon contrôle du vélo s’acquiert avec la pratique et multiplie les sorties sur des terrains variés aide à comprendre comment son vélo réagit. Une courte séance d’entraînement technique, dans un parc ou sur un chemin familier, constitue également un excellent moyen d’améliorer ses réflexes.

 

Les habiletés de base

La pratique du vélo de gravelle se déroule le plus souvent sur la voirie publique; à ce titre, elle exige le respect du Code de la sécurité routière. Au-delà du cadre légal, rouler en gravelle requiert des habiletés techniques permettant d’évoluer de manière prévisible et sécuritaire: circuler de façon à être visible et à bien voir, repérer tôt les obstacles et les éviter, lire la surface pour choisir la bonne trajectoire.

La base repose sur quelques compétences essentielles: garder l’équilibre avec aisance, freiner de façon graduelle et simultanée avec les deux freins, virer avec contrôle dans les deux directions, et changer de braquet au bon moment tout en maintenant une cadence régulière. Selon la difficulté de la sortie et la nature des routes empruntées, d’autres habiletés s’ajoutent: adopter une position stable et détendue, appliquer une technique de pédalage efficace, conserver une cadence constante tout en changeant de vitesses de manière fluide, et dépasser un·e autre cycliste en toute sécurité. Ensemble, ces compétences soutiennent une pratique fluide, agréable et responsable du vélo de gravelle.

Les montées

Pour affronter une montée abrupte sur les routes de gravier, maintenir la position assise le plus longtemps possible ainsi que le corps bien centré sur le vélo permet de bien répartir le poids sur les deux roues. Même lorsque ça se corse, sur une surface molle ou glissante notamment, il vaut mieux rester en appui sur la selle et passer à une vitesse plus facile pour garder le contrôle et maintenir une bonne cadence. Se lever debout sur les pédales entraine un dérapage assuré!

Si la pente est vraiment abrupte ou si le terrain est technique, il est préférable de transposer légèrement le poids vers l’avant de la selle. Quoique peu confortable, cela permet de continuer à pédaler de manière continue, sans à-coups, pour maintenir l’adhérence des roues au sol le temps d’atteindre le sommet.