Préparer une sortie de vélo de montagne
Au Québec, le vélo de montagne se pratique généralement sur des sentiers aménagés. Qu’ils soient gratuits ou payants, les équipes de gestion de réseaux sont invitées à classer leurs sentiers par niveau de difficulté en s’appuyant sur le Guide de classification de Vélo Québec, élaboré avec des partenaires de la communauté québécoise du vélo de montagne.
Le code de classification des sentiers, c’est quoi ?
C’est un système de couleurs (vert, bleu, noir, rouge) comme au ski, qui indique le niveau de difficulté d’un sentier.
Le code de classification aide les personnes qui pratiquent le vélo de montagne à choisir des parcours adaptés à leurs habiletés et à leur expérience.
La classification permet de bien communiquer aux utilisateurs le niveau de difficulté d’un sentier, il existe des nuances selon les types de pratiques (cross-country, enduro, descente), selon les régions (terrain sablonneux, argileux, cap rocheux, etc.) et selon les centres.
Le type de sentiers, qu’est-ce que ça change?
C’est une manière d’indiquer le type d’expérience que le sentier propose et les habiletés nécessaires pour rouler en toute maîtrise. Plusieurs réseaux précisent leur code de classification en ajoutant des informations sur le type d’aménagement de leurs sentiers:
- une ligne brisée pour le terrain naturel
- une ligne brisée pour le terrain travaillé
- un oval orange pour identifier la présence de sauts

Le sentier naturel, c’est un sentier aménagé majoritairement à l’aide d’outils manuels. Il en résulte une surface plus irrégulière, plus étroite et plus sinueuse qu’un sentier mécaniquement travaillé. Les racines, les roches et les obstacles naturels y sont plus présents. Ce type de sentier développe les habiletés de pilotage.

Le sentier travaillé, c’est un sentier aménagé, en grande majorité, à l’aide d’équipements mécanisés. Sa surface de roulement est compacte, stable et régulière. Elle est généralement dépourvue de racines et de roches. Ce type de sentier, dit fluide, peut comporter des obstacles naturels ou bâtis. Ce type de sentier développe les habiletés de virage et de freinage.

Le sentier libre ou ligne de sauts, c’est un sentier généralement aménagé à l’aide d’équipements mécanisés, composé de modules et/ou d’obstacles bâtis, optimisés pour les sauts. Ce type de sentier développe les habiletés de saut.
Pour choisir un site ou un secteur qui correspond à l’expérience souhaitée, il est de mise d’analyser diverses informations concernant la description générale du réseau, telles que :
- le type de sentiers (naturel, travaillé, sauts),
- leur classification (facile, intermédiaire…)
- le dénivelé,
- les options de remontées, mécaniques ou non.
Dans le doute, contactez directement le service client du réseau.
Une fois sur place, il est recommandé de se référer à la charte de progression des sentiers établie par le centre. Cette charte illustre visuellement les sentiers, ordonnés du plus facile (en haut) au plus difficile (en bas). Elle permet d’affiner le degré de difficulté au sein d’un même niveau et de déterminer, par exemple, quel sentier est le plus accessible parmi les autres du même niveau.
Définir son itinéraire
Consulter la carte des sentiers sur place, sur le site Internet du centre, dans le répertoire de Vélo Québec ou dans une application de navigation comme Trailforks et Ondago pour planifier un itinéraire en fonction de vos capacités. Idéalement, identifier les points de sortie rapides pour revenir à l’accueil au besoin.
Avant d’arrêter votre choix, il est important de vérifier si les sentiers sont ouverts et quels droits d’accès sont à payer.
Lors de la découverte d’un nouveau réseau, une bonne pratique consiste à commencer par une piste plus facile et plus courte pour vous échauffer. Certains réseaux disposent d’une piste d’exercice ou d’un parc d’habiletés pour tester vos aptitudes et évaluer votre niveau en toute sécurité. Les aménagements de progression contribuent également à évaluer correctement votre niveau.
Procédures à suivre en cas d’incident
Savoir se repérer sur les sentiers est essentiel pour communiquer précisément sa position en cas d’évacuation. Plusieurs réseaux indiquent sur leurs cartes des zones d’urgence et les balisent sur le terrain.
Chaque balise affiche un numéro d’urgence à composer ainsi que son propre numéro, à transmettre aux intervenant·es pour localiser rapidement la personne blessée (ou la personne-ressource qui guidera les secours). Lorsqu’une balise est croisée, noter son emplacement. Si une carte avec la localisation des balises et les consignes d’urgence est disponible à l’accueil, la photographier et la conserver sur son téléphone. Avant de partir, prendre connaissance des procédures à suivre en cas d’incident: certains centres disposent d’une patrouille interne, d’autres font appel aux services d’urgence (911).

Affiche fondamentale installée à la billetterie, au poste d’accueil ou à l’entrée du réseau de sentiers. Elle peut également se retrouver à divers points de rassemblement ou zones de danger potentielles.
