Cycliste en pleine nature au Québec
Guide pratique

Découvrir le territoire

Notre imaginaire collectif est peuplé de forêts, de rivières et de lacs ; de grands espaces traversés et habités depuis des millénaires. Que ce soit pour une courte escapade ou pour une aventure plus ambitieuse, l’accès à la nature revêt une importance cruciale pour les Québécoises et les Québécois.

© Nicolas Bourdeau
Carte interactive

Guide vélo de l'accès au territoire

Ce guide vise à présenter les acteurs de nos grands espaces et les enjeux spécifiques liés au vélo. Il invite à réfléchir aux questions de sécurité et de circulation tout en encourageant le développement respectueux et la démocratisation de l’accès à la nature par le vélo.

Parce que mieux comprendre les réalités des territoires est la meilleure porte d’entrée vers un monde d’aventures !

Par type de territoire

Les territoires

Chaque type de territoire possède ses propres règles d’accès, de circulation et d’hébergement. Consultez la fiche correspondant au territoire que vous souhaitez explorer.

Naviguer par territoire
Territoires autochtones © Jonathan B. Roy

Territoires autochtones

Pour les Premiers Peuples, le territoire est bien plus qu’une simple étendue géographique ou une propriété foncière. Le lien au territoire dicte encore aujourd’hui la vision du monde et l’histoire des Peuples autochtones. Il est le pilier fondamental de leurs cultures, savoirs, traditions orales et modes de vie qui sont directement enracinés dans le paysage, les eaux et les saisons.

Onze (11) nations autochtones (10 Premières Nations et la Nation Inuite) habitent le territoire québécois. Ces Nations se divisent en plus de 55 communautés et entités territoriales. Différentes relations au territoire permettent d’appréhender leurs réalités :

  • Un territoire ancestral (ou territoire traditionnel) désigne les terres, les eaux et les ressources occupées, utilisées et entretenues par des peuples autochtones depuis des temps immémoriaux, avant l’arrivée des Européens. Ces territoires sont profondément liés à l’identité, aux pratiques culturelles et aux modes de vie des communautés autochtones. Au Canada, certains droits ancestraux liés à l’utilisation de ces territoires sont reconnus et protégés par la Constitution canadienne.
  • Une réserve est un terme hérité du régime colonial qui est utilisé pour désigner une parcelle de territoire appartenant à la Couronne, et réservée à l’usage d’une communauté autochtone. Bien qu’encore en usage dans le monde administratif et juridique, ce terme est péjorativement connoté.
  • Une communauté autochtone est le terme à privilégier, il est employé pour désigner un lieu habité par un groupe de personnes vivant sur une parcelle de territoire et qui se reconnaît une appartenance familiale, culturelle et historique.
  • Un établissement concerne une parcelle de territoire où réside une communauté autochtone, mais qui n’a pas de statut juridique de réserve administrée par le gouvernement fédéral. Ce terme est peu employé, encore une fois le terme de communauté est préférable.
  • Une terre conventionnée fait référence aux conventions du Nord qui accordent aux Eeyou (Cris), Inuit et Naskapis des droits particuliers et certains usages exclusifs sur de vastes territoires nordiques.

Il est préférable de ne pas faire référence aux découpages administratifs hérités du régime colonial, mais plutôt de nommer précisément une communauté et sa Nation pour désigner son appartenance territoriale.

Ai-je le droit d'y circuler à vélo ?

Plusieurs communautés accueillent les visiteurs non membres et permettent l’accès à leur territoire aux cyclistes. Cela dit, ce sont les Conseils de bande qui détiennent l’autorité pour réglementer l’accès aux terres de réserve. En cas de doute, les sites Internet des communautés ou les bureaux touristiques locaux peuvent vous renseigner.

Gardez en tête que le tourisme au sein des communautés est un vecteur de rapprochement entre personnes autochtones et allochtones et offre de belles occasions de partages culturels lorsqu’elles permettent de valoriser les initiatives des membres des communautés.

Pour ce qui est des territoires ancestraux, il est fort probable que vous y circuliez déjà à vélo ! S’informer des communautés à proximité de vos itinéraires s’inscrit dans une démarche d’apprentissage respectueuse.

Où dormir ?

Tourisme Autochtone Québec fait la promotion de nombreuses initiatives d’expériences et d’hébergements touristiques locaux.

À moins d’une autorisation locale, le camping hors des sites désignés est à éviter au sein des communautés, afin de respecter l’importance des sites naturels. Les possibilités de camping peuvent être discutées avec les membres des communautés locales.

Autres considérations

Les Pow-Wow sont des rassemblements culturels ayant lieu chaque année, où les visiteurs allochtones sont souvent les bienvenus ! Organisés à travers le Québec de mai à septembre, ils offrent de belles occasions de découvrir à vélo une communauté située à proximité de chez soi. Pour connaître les modalités de ces évènements, consultez le calendrier de la Route des Pow-wow de Tourisme Autochtone Québec.

Cycliste en parc national du Canada © Jonathan B. Roy

Parcs nationaux du Canada

Administré par Parcs Canada, le réseau des Parcs, réserves de parc et lieux historiques a la responsabilité de protéger et mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada, en collaboration avec des partenaires à travers le pays et tout en préservant leur intégrité.

Le Canada compte 37 parcs nationaux et 11 réserves de parc national. Trois de ces sites se trouvent au Québec : le parc national de la Mauricie, le parc national de Forillon et la Réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan. Le Québec compte également une aire marine nationale de conservation, soit le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et 30 lieux historiques nationaux administrés par Parcs Canada.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! Les parcs de la Mauricie et de Forillon comptent des routes asphaltées et des chemins non asphaltés qui méritent d’être découverts. Également administrées par Parcs Canada en tant que lieux historiques nationaux, les pistes cyclables du canal de Lachine et de Chambly sont toujours très prisées des cyclistes. À noter que l’accès aux vélos à assistance électrique est restreint à certains secteurs.

Quels sont les droits d'accès ?

Des frais d’entrée sont exigés pour les parcs nationaux et la plupart des lieux historiques. Vous pouvez toutefois circuler sur les pistes du canal de Lachine et du canal de Chambly gratuitement.

Où dormir ?

Des campings avec ou sans services, des prêts-à-camper et des chalets rustiques sont disponibles. Le camping sauvage (sans site défini) n’est pas permis.

Peut-on faire des feux de camp ?

Il est permis de faire des feux de camp uniquement lorsqu’un emplacement prévu à cet effet est disponible.

Appareils de communication

La réception cellulaire peut être variable ou inexistante dans certains secteurs des parcs. Un appareil de communication satellite peut être à considérer.

Évacuation

Chaque personne est responsable de sa propre sécurité et doit être autonome face à toute situation d’urgence. Des protocoles sont mis en place pour permettre une réponse des équipes de Parcs Canada. L’évacuation est généralement terrestre et se fait en coordination avec les services d’urgence provinciaux. Renseignez-vous sur les services d’urgence spécifiques aux lieux visités.

Autres considérations

Les routes des parcs sont partagées entre la faune et les autres usagers. Soyez courtois et adaptez votre conduite.

Cas particuliers

La Commission de la capitale nationale (CCN)

La CCN relève du gouvernement fédéral ; elle est responsable de l’administration et de la mise en valeur du Parc de la Gatineau et d’une portion des pistes cyclables de la région.

Outre les pistes cyclables, les cyclistes peuvent emprunter les routes du Parc et plusieurs des chemins de gravelle qui le sillonnent. Il n’y a pas de frais d’accès ni d’enregistrement requis pour les cyclistes. Un camping Bienvenue cyclistes! avec services, des prêts-à-camper et des chalets rustiques sont disponibles. Le camping sauvage (sans site défini) est interdit. Il est permis de faire des feux uniquement aux endroits prévus à cet effet. ccn-ncc.gc.ca

La Commission des champs de bataille nationaux

Le saviez-vous ? Un organisme fédéral distinct est responsable de la gestion du parc des Champs-de-Bataille, qui comprend les plaines d’Abraham et le parc des Braves. Les cyclistes sont les bienvenus sur les chemins sillonnant le parc et aucuns frais d’accès ne sont requis. canada.ca

Parcs nationaux du Québec (Sépaq) © Étienne Dionne

Parcs nationaux du Québec (Sépaq)

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) assure la gestion, l’exploitation et la mise en valeur des parcs nationaux de la province, au sud du 50e parallèle. L’objectif d’un parc national est de préserver les patrimoines naturel et culturel. Les écosystèmes qui s’y trouvent sont protégés de l’exploitation forestière, minière et hydroélectrique.

Les parcs nationaux sont accessibles au public et offrent des activités à faible impact, comme la randonnée pédestre, le vélo, le canot et le camping.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! Le vélo est une activité autorisée et mise de l’avant dans la majorité des parcs nationaux. Un vaste réseau cyclable d’environ 700 km est accessible, dont plusieurs tronçons sont reliés à la Route verte.

Quels sont les droits d'accès ?

Des droits d’accès payants sont requis en tout temps, mais certaines exceptions existent.

L’accès est sans frais pour les cyclistes lorsqu’ils transitent via un parc national en empruntant une piste cyclable officielle de la Route verte. Cette exemption s’applique aux parcs nationaux d’Oka, d’Aiguebelle, du Bic, de la Yamaska et de la Pointe-Taillon.

Des tarifs supplémentaires peuvent s’appliquer pour accéder aux sentiers dédiés au vélo de montagne ou au fatbike.

Où dormir ?

Des hébergements hôteliers, des chalets rustiques, des campings avec ou sans services, des prêts-à-camper et des chalets tout équipés sont disponibles dans le réseau. La Sépaq propose des emplacements Bienvenue cyclistes! Le camping sauvage (sans site défini) est interdit.

Peut-on faire des feux de camp ?

Uniquement dans les espaces désignés et selon les recommandations de la SOPFEU en vigueur.

Appareils de communication

Le réseau cellulaire peut être faible ou absent sur les territoires. Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut être considéré.

Évacuation

Chaque personne est responsable de sa propre sécurité. Les frais encourus lors des opérations de recherche et de sauvetage sont à la charge du bénéficiaire : considérez à vous prémunir d’une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations

Il est essentiel de préserver la quiétude des espèces en demeurant à bonne distance de celles-ci et en évitant toute interaction, plus particulièrement avec les espèces considérées comme vulnérables ou menacées.

Parcs régionaux du Québec © Jonathan B. Roy

Parcs régionaux du Québec

Regroupés au sein de l’Association des parcs régionaux du Québec (Parq), les parcs régionaux sont des espaces aménagés en milieu majoritairement naturel. Ils peuvent être aménagés sur un territoire public ou privé. Leur vocation principale est le loisir de plein air et le récréotourisme.

Les parcs régionaux peuvent être divisés en trois catégories :

  • Parc naturel : territoire aménagé en milieu naturel pour la pratique d’activités de plein air ;
  • Parc naturel urbain : territoire aménagé en périphérie ou au cœur d’un centre urbain pour la pratique d’activités de plein air de proximité ;
  • Parc linéaire régional : réseau linéaire multiusage aménagé pour la pratique d’activités de plein air quatre saisons.
Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! Près de la moitié des parcs se prêtent à la pratique cycliste. Certains parcs offrent aussi des sentiers de vélo de montagne ou de fatbike.

Quels sont les droits d'accès ?

Dans la plupart des cas, l’enregistrement est obligatoire et des frais d’accès doivent être acquittés. Certains parcs permettent toutefois la libre circulation sans frais d’accès ou enregistrement.

Où dormir ?

Des hébergements hôteliers, des chalets rustiques et des campings avec ou sans services sont accessibles à travers le réseau. Il faut vérifier auprès du parc pour connaître les solutions d’hébergement disponibles.

Le camping sauvage (sans site défini) n’est pas autorisé.

Peut-on faire des feux de camp ?

Uniquement lorsqu’un emplacement prévu à cet effet est disponible.

Appareils de communication

Le réseau cellulaire peut être faible ou absent sur les territoires. Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut être considéré.

Évacuation

Tous les parcs régionaux ont un plan de gestion des risques. Pensez à vous informer de la procédure à suivre en cas d’urgence lors de votre enregistrement. Certains parcs ont des contraintes d’isolement : l’évacuation peut être difficile et longue. Considérez une couverture d’assurance adéquate.

Zones d'exploitation contrôlée (zecs) © Nicolas Bourdeau

Zones d'exploitation contrôlée (zecs)

Situées en terres publiques, les zecs sont des OBNL qui assurent la gestion des activités récréotouristiques situées sur leur territoire : chasse, pêche, villégiature et activités de plein air de toutes sortes. Il y a en tout 63 zecs de chasse et pêche, donc terrestres, dans lesquelles les cyclistes peuvent s’aventurer. Ces zecs sont regroupées au sein du Réseau Zec.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! Toutefois, il n’y a pas de voies cyclables dans ces territoires. Les chemins sont partagés avec les voitures, les camions forestiers et les quads.

Quels sont les droits d'accès ?

À vélo ou à pied, aucun droit d’accès n’est requis ! Mais pour des raisons de sécurité, l’enregistrement est obligatoire.

Où dormir ?

Des chalets rustiques, des prêts-à-camper, des campings avec ou sans services sont disponibles. Les installations et les services offerts varient d’un site à l’autre et d’une zec à l’autre. Chaque zec est gérée de façon indépendante et les tarifs peuvent également varier.

Le camping sauvage (sans site défini) est permis dans le réseau, mais un tarif et des conditions peuvent s’appliquer.

Peut-on faire des feux de camp ?

Oui, lorsqu’un emplacement prévu à cet effet est disponible.

Autrement, pour le camping sauvage, les feux de camp sont généralement autorisés, mais le respect des règles « Feux de camp – sécurité avant tout » de ce guide est nécessaire.

Appareils de communication

Le réseau cellulaire peut être faible ou absent. Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut être considéré. Dans les secteurs d’activité forestière, les travailleurs utilisent des radios CB pour annoncer leur présence.

Évacuation

En vous enregistrant, vous facilitez grandement le travail des équipes d’intervention.

Selon la contrainte d’isolement, l’évacuation héliportée est parfois plus rapide que par voie terrestre. Considérez une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations de sécurité

La circulation est interdite pendant les périodes de chasse au gros gibier et fortement déconseillée pendant la chasse au petit gibier.

Les usagers des chemins forestiers ne sont pas toujours habitués à croiser des cyclistes. Renseignez-vous sur les périodes d’activité de l’industrie forestière. Soyez vigilants, restez visibles et adaptez votre conduite.

Réserves fauniques (Sépaq) © Nicolas Bourdeau

Réserves fauniques (Sépaq)

Le Secteur faunique de la Sépaq regroupe 13 réserves fauniques ainsi que la pourvoirie Sépaq Anticosti. Elles proposent plusieurs activités de plein air, notamment dédiées à la conservation, à la mise en valeur de la faune, ainsi qu’à la pratique d’activités de chasse et de pêche.

Ces territoires offrent un important réseau de chemins forestiers et de routes secondaires, principalement pour les automobiles et véhicules lourds, mais sur lequel les cyclistes peuvent également s’aventurer.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! La circulation à vélo est autorisée et considérée comme un mode de déplacement récréatif compatible avec la vocation des réserves fauniques. La circulation doit se faire de manière responsable, sécuritaire et en respectant les usages autorisés.

Quels sont les droits d'accès ?

Un droit d’accès n’est pas requis pour circuler à vélo ou à pied dans une réserve faunique, mais il le sera pour y dormir. Pour des raisons de sécurité, l’enregistrement est recommandé.

Où dormir ?

Chalets rustiques, chalets avec commodités, prêts-à-camper, sites de canot-camping, campings avec ou sans services sont disponibles. Les installations et les services offerts varient d’un site à l’autre.

Le camping sauvage (sans site défini) est permis dans le réseau, uniquement avec enregistrement.

Peut-on faire des feux de camp ?

Uniquement aux endroits identifiés et aménagés à cette fin.

Appareils de communication

Le réseau cellulaire peut être faible ou absent. Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut être considéré. Dans les secteurs d’activité forestière, les travailleurs utilisent des radios CB pour annoncer leur présence.

Évacuation

Chaque personne est responsable de sa propre sécurité. En vous enregistrant, vous facilitez grandement le travail des équipes d’intervention. Les frais encourus lors des opérations de recherche et de sauvetage sont à la charge du bénéficiaire : considérez une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations de sécurité

La circulation est interdite pendant les périodes de chasse au gros gibier et fortement non recommandée pendant la chasse au petit gibier.

Les usagers des chemins forestiers ne sont pas toujours habitués à croiser des cyclistes. Renseignez-vous sur les périodes d’activité de l’industrie forestière, où la circulation de camions lourds s’intensifie. Soyez vigilants, restez visibles et adaptez votre conduite.

Terres du domaine de l'État © Jonathan B. Roy

Terres du domaine de l'État

Au Québec, les terres du domaine de l’État peuvent être divisées en deux types : les terres sujettes à des statuts et des droits d’occupation, et les terres qui en sont libres.

Le territoire sujet à des statuts et des droits d’occupation est géré et règlementé par un organisme à qui l’État délègue certains pouvoirs et obligations ; c’est le cas, par exemple, des zecs, des réserves fauniques, de certaines pourvoiries ou encore des parcs nationaux.

Le territoire qui en est libre est quant à lui géré directement par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) ou alors par une Municipalité régionale de comté (MRC).

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! La circulation cycliste y est permise sans restriction.

Toutefois, certains sentiers peuvent être gérés par d’autres organisations ; dans ce cas, il faut valider auprès de ces organismes les conditions d’accès.

Quels sont les droits d'accès ?

Aucun droit d’accès n’est requis sur les terres relevant de la gestion du MRNF.

Où dormir ?

Le camping sauvage (sans site défini) est autorisé sur les terres relevant de la gestion du MRNF.

Peut-on faire des feux de camp ?

Les feux de camp sont autorisés, mais le respect des règles présentées à la section « Feux de camp – sécurité avant tout » est nécessaire.

Appareils de communication

Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut s’avérer nécessaire. La présence de cyclistes peut être surprenante pour des camions miniers ou forestiers opérant dans le secteur. Les travailleurs utilisent une radio CB pour annoncer leur présence.

Évacuation

Selon la contrainte d’isolement, l’évacuation héliportée est parfois plus rapide que par voie terrestre. Considérez une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations de sécurité

Évitez autant que possible les périodes de chasse et renseignez-vous sur les périodes d’activité de l’industrie forestière, alors que la circulation de camions lourds s’intensifie.

Cas particuliers

Les zones de coupes forestières

Des coupes forestières sont autorisées sur les terres du domaine de l’État via l’octroi d’une garantie d’approvisionnement. La garantie d’approvisionnement permet à une entreprise forestière d’exploiter un secteur en particulier. À moins d’une restriction temporaire pour des raisons de sécurité (par exemple, parce que la machinerie est en opération) ou en vertu d’une loi, d’un règlement ou d’un contrat spécifique, la circulation cycliste demeure possible.

Chemins forestiers publics © Alexandre Beauchemin

Chemins forestiers publics

Communément appelés chemins forestiers, les chemins multiusages sont des chemins publics situés sur les terres du domaine de l’État. Construits et utilisés à des fins variées, ils visent notamment à permettre l’accès au territoire forestier et à ses ressources. Ces chemins sont majoritairement situés hors des zones urbaines et agricoles.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

Oui ! Toutefois, si le gestionnaire n’est pas le MRNF, il faut vérifier la réglementation du gestionnaire où se situe le chemin.

Quels sont les droits d'accès ?

Aucun droit d’accès n’est requis pour les chemins situés sur les terres relevant de la gestion du MRNF.

Appareils de communication

Selon les circonstances, un appareil de communication satellite peut s’avérer nécessaire. La présence de cyclistes peut être surprenante pour des camions miniers ou forestiers opérant dans le secteur. Les travailleurs utilisent une radio CB pour annoncer leur présence.

Évacuation

Selon la contrainte d’isolement, l’évacuation héliportée est parfois plus rapide que par voie terrestre. Considérez une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations de sécurité

Les utilisateurs de ces chemins les empruntent à leur propre risque. Autrement dit, le MRNF ne peut être tenu responsable d’enjeux au niveau de l’entretien, de la réfection, de l’amélioration ou d’un défaut de construction. Il est donc important pour les cyclistes de s’assurer que la route est praticable (incluant les ponts) ou de prendre les précautions qui s’imposent.

Les chemins forestiers sont utilisés notamment par la machinerie forestière et minière ainsi que par les villégiateurs, les chasseurs et les pêcheurs. Gardez en tête que la présence de cyclistes peut être surprenante. Autant que possible, évitez les périodes de chasse.

L’immensité du réseau des chemins forestiers et le nombre considérable d’intersections et de culs-de-sac font en sorte qu’il est facile de s’égarer. Il est donc essentiel d’avoir des outils d’orientation fonctionnels et à jour.

Sentiers pour véhicules hors route (quads et motoneiges) © Étienne Dionne

Sentiers pour véhicules hors route (quads et motoneiges)

Au Québec, c’est la Loi sur les véhicules hors route qui encadre la circulation dans les sentiers de quads et de motoneiges. La Loi précise que les sentiers peuvent se trouver soit sur une terre publique, soit sur une terre privée moyennant une autorisation de passage du propriétaire.

Certains de ces sentiers sont expressément sous la gestion des clubs affiliés à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec ou à la Fédération québécoise des clubs de quads. Communément appelé « les sentiers fédérés », c’est ce réseau qui est représenté sur la carte.

Ai-je le droit d'y circuler en vélo ?

La circulation des cyclistes n’est pas a priori interdite. Cependant, tout comme pour les quads et les motoneiges, les cyclistes doivent se référer à la réglementation du territoire s’il est public, ou demander un droit de passage s’il s’agit d’un territoire privé.

Sauf exception, elle est par contre interdite dans les sentiers appartenant à des clubs, soit les sentiers fédérés. La loi stipule que « seuls les véhicules hors route (VHR) […] peuvent circuler sur le sentier d’un club d’utilisateurs ».

Quels sont les droits d'accès ?

Il n’y a pas de droits d’accès spécifiques aux sentiers pour véhicules hors route. Ceux-ci dépendent de l’organisme gestionnaire ou du propriétaire du territoire.

Appareils de communication

Il n’est pas rare que les sentiers se retrouvent dans des secteurs isolés où le réseau cellulaire n’est pas toujours fiable. Un appareil de communication satellite peut être envisagé selon les contraintes d’isolement.

Évacuation

Selon les contraintes d’isolement, l’évacuation héliportée est parfois plus rapide que par voie terrestre. Considérez une couverture d’assurance adéquate.

Autres considérations de sécurité

Vélo Québec ne recommande pas aux cyclistes de circuler sur les sentiers hors route qui sont utilisés de manière active par les quads. La cohabitation entre quads et cyclistes pose des enjeux de sécurité importants pour les cyclistes.

Réseau routier © Nicolas Bourdeau

Réseau routier

Le réseau routier public du Québec se décline en différents types de routes qui peuvent être sous la gestion du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), des Municipalités régionales de comté (MRC) ou des municipalités.

Ai-je le droit d'y circuler à vélo ?

Oui, sur toutes les routes publiques, à l’exception des voies à accès limité (ex. : autoroutes) ou des voies réservées à certains usages (ex. : voies réservées aux autobus).

Appareils de communication

La réception cellulaire peut parfois être inexistante sur certaines routes éloignées. Bien que non essentiel, un appareil de communication satellite peut être considéré pour ces secteurs.

Évacuation

L’évacuation terrestre par les services d’urgence réguliers est la norme.

Autres considérations de sécurité

Bien qu’accessible aux cyclistes, le réseau routier n’est pas toujours convivial. Privilégiez la circulation sur la Route verte lorsque possible ou référez-vous à la carte interactive du MTMD pour visualiser l’indice de convivialité des routes numérotées pour les cyclistes.

Type de route Numérotation Accès
Autoroute 20 Autoroutes et routes collectrices Autoroutes : 0 à 99
Routes collectrices : 400 à 999
Interdit
Route 132 Routes principales, nationales et secondaires Routes principales ou nationales : 100 à 199
Routes secondaires : 200 à 399
Accessible

Cas particuliers

Les pourvoiries

Il n’y a pas de règle générale pour l’accès des vélos aux pourvoiries.

Les pourvoiries sont des entreprises privées proposant de l’hébergement, de l’équipement et des services nécessaires à la pratique récréative de la chasse et de la pêche. Elles peuvent être situées sur des terres du domaine de l’État ou des terres privées. Mais même sur les terres du domaine de l’État, les règles internes de la pourvoirie peuvent s’appliquer.

Pas le choix donc : il faut valider auprès de la pourvoirie concernée. Certaines d’entre elles seront toutefois très heureuses de vous proposer des solutions d’hébergement hors de la période de chasse.

Les lignes d'Hydro

L’emprise sous les lignes d’Hydro-Québec n’est pas un terrain public, mais plutôt une zone réservée à Hydro-Québec. Il peut s’agir de terres publiques, de propriétés privées pour lesquelles une entente de servitude a été négociée ou alors d’une propriété d’Hydro-Québec.

La circulation cycliste y est possible, mais uniquement sur un sentier officiel aménagé avec l’accord d’Hydro-Québec et/ou des propriétaires des terrains.

Les champs d'éoliennes

En général, la présence d’un champ d’éoliennes n’empêche pas la circulation des cyclistes. Toutefois, les règles d’occupation et les mesures de sécurité associées au projet peuvent parfois restreindre l’accès au site.

L'éthique en milieu naturel © Nicolas Bourdeau
À vélo comme en camping

L'éthique en milieu naturel

Circuler à vélo et camper en milieu naturel impliquent certaines responsabilités. Il est du devoir des cyclistes de prévenir et d’atténuer leurs impacts sur la faune et l’environnement. Un bon point de départ est de se familiariser avec les sept principes Sans trace© et les recommandations présentées dans l’outil Cultive ton plein air! élaboré par le Réseau plein air Québec.

Le camping sauvage responsable © Nicolas Bourdeau
Quelques règles de base

Le camping sauvage responsable

En campant hors d’un emplacement désigné, le respect de quelques règles de base fait toute la différence.

  • Éviter le piétinage : en groupe, il est préférable de disperser les tentes et d’éviter de circuler aux mêmes endroits pour éviter le piétinage du couvre-sol végétal. Idéalement, recherchez des surfaces durables (minérales) pour installer l’aire de cuisine.
  • Protéger les points d’eau : installez votre campement et votre aire de cuisine à au moins 60 m d’un point d’eau.
  • Laisser le site intact : évitez de déplacer inutilement les éléments naturels et assurez-vous de rapporter tous vos déchets. S’il n’y a pas de toilettes, enterrez les déchets humains à 20 cm de profondeur dans la matière organique et à au moins 60 m d’un point d’eau.
  • Respecter la vie sauvage : assurez-vous de garder votre nourriture et vos produits odorants hors de la portée de la faune, pour votre sécurité et la leur !
Feux de camp © Jonathan B. Roy
Sécurité avant tout

Feux de camp

Au moment de faire un feu, la première question que vous devriez vous poser est : est-ce bien nécessaire ? Les réchauds modernes sont beaucoup plus efficaces pour faire la cuisine et réduisent grandement les risques et nuisances associés à un feu de camp.

Si vous souhaitez tout de même faire un feu de camp, certaines règles de sécurité s’appliquent, que vous soyez sur un emplacement prévu à cet effet ou sur un emplacement que vous aménagez vous-même.

  • Vérifiez et respectez les restrictions en vigueur et les indices de danger d’incendie annoncés par la SOPFEU.
  • Vérifiez auprès du gestionnaire de territoire si d’autres restrictions temporaires s’appliquent.
  • N’allumez pas votre feu si les vents dépassent 20 km/h.
  • Ne laissez jamais un feu sans surveillance, même pour une courte période.
  • Utilisez le bois fourni localement ou disponible dans le secteur, afin d’éviter toute propagation d’espèces envahissantes.
  • Éloignez votre réserve de bois des flammes.
  • Gardez de l’eau à proximité.
  • Ne brûlez pas vos déchets.
  • Éteignez toujours votre feu avec de l’eau (deux fois plutôt qu’une).

Dans le cas où vous aménagez vous-même votre emplacement de feu, redoublez de prudence. En plus des règles précédemment mentionnées :

  • Privilégiez une surface dégagée, minérale et stable ;
  • Assurez-vous d’être à une distance sécuritaire des arbres, des racines et de la végétation.

Le saviez-vous ?

Les feux de camp mal éteints sont la cause d’environ 60 feux de forêt annuellement !

Bien évaluer sa situation

L'isolement

Pour être en mesure de bien évaluer à quel point nous sommes isolés, il faut analyser trois critères.

  • L’éloignement physique : c’est-à-dire le temps de déplacement requis pour accéder à une route d’évacuation et aux ressources de soutien (ex. : un poste d’accueil muni d’un système de communication et d’équipements de secours, un abri, une route accessible, etc.).
  • La communication : c’est-à-dire la couverture cellulaire ou la disponibilité des moyens de communication.
  • Le temps de prise en charge médicale : c’est-à-dire le temps nécessaire pour que les équipes de secours vous atteignent.

Voici un tableau présentant le niveau d’isolement selon chacun des critères.

Critère Faible Moyen Élevé
Éloignement (à pied)* Moins de 3 h d’un abri ou de ressources additionnelles Entre 3 h et 8 h d’un abri ou de ressources additionnelles Plus de 8 h d’un abri ou de ressources additionnelles
Communications Couverture cellulaire complète (ou appareil de communication fiable et disponible) Couverture cellulaire variable (ou moyen de communication fiable et disponible sur le parcours) Couverture cellulaire inexistante (et absence de moyen de communication)
Prise en charge médicale Moins de 60 minutes 1 à 5 h Plus de 5 h

*Calculez les distances d’éloignement à pied puisque l’utilisation du vélo ne sera peut-être pas possible.

Prendre conscience de notre niveau d’isolement est essentiel pour se préparer adéquatement.

Nos trucs et conseils pour bien préparer son voyage

Gestion des risques et évacuation © Nicolas Bourdeau
Se préparer, c'est se protéger

Gestion des risques, procédures d'urgence et évacuation

Si vous décidez d’aller pédaler sur des territoires que vous n’avez jamais visités, ne négligez pas votre préparation. Le plan de sortie est l’un des éléments clés de la préparation. Un plan de sortie comprend notamment :

  • L’itinéraire, incluant l’heure de départ et l’heure de retour prévue ;
  • Les numéros des services d’urgence et des personnes à contacter.

Gardez ces informations avec vous et partagez-les à l’un de vos proches, disponible pour vous aider en cas de pépin. Lorsque requis par le gestionnaire du territoire, enregistrez-vous à votre arrivée.

Les ressources d'urgence disponibles

Dépendamment de la région et de la nature de l’accident, différentes ressources peuvent être mobilisées :

  • Les gestionnaires de territoires (gardes-parcs, patrouilles, bénévoles, etc.) ;
  • Les services municipaux (service d’incendie, ambulanciers, policiers, etc.) ;
  • La Sûreté du Québec ;
  • Les militaires (spécialistes des techniques de recherche et sauvetage) ;
  • Les services médicaux d’évacuation privés (Airmedic, Hélico-secours, etc.).

L'évacuation

Selon les circonstances et les contraintes d’isolement, l’évacuation peut se faire par voie terrestre ou par les airs. Bien que les services publics soient tenus de porter assistance aux personnes en danger, cela ne signifie pas nécessairement une intervention gratuite ni instantanée.

  • RAMQ : couvre les soins médicaux nécessaires. Sauf exceptions, elle ne rembourse pas le coût du transport préhospitalier (l’évacuation) et ne fournit pas d’indemnités en cas de blessures.
  • SAAQ : rembourse le coût du transport préhospitalier et fournit certaines indemnités en cas de blessures, mais uniquement en cas d’accident impliquant un véhicule routier — même si vous possédez un permis de conduire. Cycliste percuté par une voiture : couvert. Cycliste percutant un nid-de-poule : PAS couvert.

S'assurer d'être assuré !

La facture peut être salée pour une évacuation terrestre, mais dans le cas d’une évacuation aérienne elle peut s’élever à des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars. Dans tous les cas, mieux vaut avoir prévu le coup. Certaines assurances accident offrent une couverture qui inclut l’évacuation : vérifiez bien les modalités de votre assurance. Si vous traversez souvent des secteurs isolés nécessitant potentiellement une évacuation aérienne, un abonnement à des services d’évacuation privés (de type Hélico-secours, Airmedic, etc.) peut être envisagé.

Avant de partir

Listes et trousses d'équipement

Préparez vos sorties avec les listes de référence de Vélo Québec.

Liste d'équipement de voyage à vélo

Tout ce qu’il faut emporter pour un voyage à vélo, du vêtement au matériel de bivouac.

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Trousse de mécanique

Outils et pièces essentiels pour réparer son vélo en autonomie sur la route ou en sentier.

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Trousse de premiers soins

Le nécessaire pour réagir aux blessures et imprévus lors de vos sorties.

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Ressources pour aller plus loin

Parcours et itinéraires

Pour découvrir des propositions de parcours ou créer son propre itinéraire, visitez lequebecavelo.ca.

Le Québec à vélo

Hébergements et attraits

Pour découvrir des hébergements et des attraits adaptés aux cyclistes, visitez Bienvenue cyclistes!

Bienvenue cyclistes!

Trucs et conseils

Des trucs et conseils pour bien préparer un voyage à vélo.

Un guide collaboratif

Nos partenaires

Partenaire financier

La réalisation de ce guide a été rendue possible grâce au support financier du gouvernement du Québec dans le cadre du Programme Sécurité-Intégrité (PSIQ).

Collaboration

Nous remercions nos organisations partenaires pour leur généreuse collaboration.

Remerciements

  • Daphné Brochu (Réseau Zec)
  • Marie-Andrée Gelac et Philippe Jolicoeur (Sépaq)
  • Nicolas Grondin (MRNF)
  • Nicolas Vazeille (Parcs régionaux du Québec)
  • Mélissa Larose (Parcs Canada)
  • Charlotte Heinz (Tourisme Autochtone Québec)
  • Caroline Tanguay (Réseau plein air Québec)
  • Marie-Gabrielle Philibert (Vélo Québec Association)
  • Marie-Pierre Savard et Camille Benoit (Collectif les fines garnottes)
  • Frédéric Latour et Marie-France Lajeunesse (SOPAIR)
  • Pierre Bouchard et Marie-Claude Laurendeau-Desmarais (Vélo Charlevoix)
  • Julien Lamarche (Collectif vélo d'aventure des Cantons)

Graphisme

PAR Design

Production

Vélo Québec Association

Vélo Québec ne peut garantir l’exactitude des informations contenues dans ce guide. Les réglementations auxquelles il fait référence ont vocation à changer et il est du devoir des adeptes de se renseigner directement auprès des gestionnaires des territoires visités.