Coups de cœur scolaires
Un peu partout au Québec, notamment à Ancienne-Lorette, Montréal, Québec et Sherbrooke, des écoles font preuve d’initiative et deviennent, pour l’ensemble du réseau scolaire, de véritables modèles en matière de transport actif.
Rien d’impossible !
L'école Coeur-Vaillant, à Québec, est la première école communautaire entrepreneuriale au Canada. Sa mission? Encourager plus de 350 élèves à créer et à innover de façon responsable et autonome. L'environnement et l'activité physique sont au coeur du processus pédagogique.
En matière de transport, les enfants participent aux activités du programme Mon école à pied, à vélo! De plus, ils s'investissent dans la promotion des déplacements actifs. Une pétition a été lancée afin d'obtenir des supports à vélo. Des élèves ont même participé à l'évaluation des besoins et témoigné, auprès de l’expert de Vélo Québec, des enjeux en matière d'utilisation, de sécurité et de vandalisme.
L'école, à proximité d'un boulevard achalandé et de rues passantes, présente des risques accrus en matière de sécurité routière. Le travail d'Accès transports viables (partenaire de Mon école à pied, à vélo dans la région de la Capitale-Nationale durant les trois années du programme), soutenu par une mobilisation des enseignants et des élèves, permet d’assurer la sécurité des enfants. Comme l'affirme la devise de l'école : « À coeur vaillant, rien d'impossible ! »
Deux kilomètres bien comptés
À l'école Sainte-Famille, à Sherbrooke, plus de soixante jeunes de 3e et 4e année ont bravé le froid, chaussé leurs bottes et enfilé leurs habits d'hiver pour s'initier aux bienfaits de la marche tout en découvrant leur quartier. Ils ont parcouru plus de deux kilomètres à pied aux environs de l'école, un podomètre à la taille. Quelques jeunes ont même fait du jogging sur place afin d’accumuler davantage de pas. Ils en auront fait en moyenne plus de 3000 en prenant une bouffée d'air pur, soit environ le quart du nombre de pas qu’ils devraient faire chaque jour. Si certains ont trouvé l'expérience exigeante, pour ceux qui marchent vers l'école tous les jours, c’était un jeu d’enfant !
Cette marche n'était que la préparation à un défi qui s'est étendu à l'ensemble des élèves de l'école. Son objectif? Leur permettre d'améliorer leur condition physique. Rien de tel que de marcher vers l'école pour s'y préparer!
Mission accomplie!
L'école Le Ruisselet, à Ancienne-Lorette a été, en 2006, l’une des premières dans la région de Québec à s’inscrire à Mon école à pied à vélo! Grâce à une mobilisation durable d'intervenants des secteurs municipal et scolaire, l'école a tenu de nombreuses activités de sensibilisation auprès des parents et élèves. Entre autres, un comité formé de parents et de membres du conseil d'établissement est allé à la rencontre des parents d'élèves, le matin, afin de leur communiquer ses recommandations et de leur rappeler les règles à suivre aux abords de l'école.
Les élèves ont bénéficié d'activités en classe durant les trois années du programme. Ils ont également participé à la campagne À l'école sans la bagnole!, qui les invite à effectuer un maximum de déplacements actifs entre leur domicile et l'école durant une semaine.
Cette mobilisation exemplaire a facilité la mise en place d’un plan de déplacement. Des aménagements durables améliorent la sécurité des jeunes piétons et cyclistes :
- Rétrécissement de la zone de débarcadère des autobus scolaires
- Délimitation d'une zone piétonne pour la circulation des élèves
- Marquage au sol
- Ajout de mobilier urbain au centre de la chaussée
- Aménagement d'une bande multifonctionnelle
Résultat? Moins de déplacements en automobile. Davantage de trajets à vélo.
Faire pression, faire la fête
Aux abords de l’école Boucher-De La Bruère, dans Mercier-Est à Montréal, de nombreux enfants devaient traverser l’intersection Honoré-Beaugrand et Lafontaine, jugée non sécuritaire. Absence de feux piétons. Circulation rapide. Il aura fallu maintes démarches de parents et d’intervenants du quartier pour que l’école puisse enfin compter sur la présence d’un brigadier à cette intersection. Voilà, c’est fait!
Le cas n’est pas unique. Des parents ont dû faire pression pendant dix ans pour que la ville de Montréal ajoute des arrêts près de l’école Lambert-Closse (Plateau Mont-Royal). L’école est située près d’artères importantes et de trop nombreux automobilistes ignoraient les traverses piétonnes. En septembre 2009, le comité de vigie est arrivé à ses fins : on a installé des arrêts surdimensionnés et des stationnements à vélo sur rue. Enfin!
À Lambert-Closse, où l’on fait la promotion du transport actif, cette victoire n’est pas passée inaperçue. Pour marquer le coup, on a organisé un défilé. Coiffés de chapeaux colorés, équipés de sonnettes de vélo (fournies par Vélo Québec) et munis de banderoles et de panneaux d’arrêts, les jeunes ont marché dans les rues, escortés par des policiers. En toute sécurité.
Quelques tonnes en moins
En 2007, à l’initiative d’une maman, l’école Saint-André-Apôtre, à Montréal, s’est jointe au programme Mon école à pied, à vélo! Quelques mois plus tard, une enseignante rassemblait un groupe de parents. Ensemble, ils ont mis en place cinq circuits de pédibus, un système d’accompagnement à pied de groupes d’enfants.
Une fois par mois, les enfants de Saint-André-Apôtre se rejoignent donc à des points de rencontre prédéterminés pour marcher ensemble vers l’école avec des adultes. Une soixantaine d’enfants ont pris part au premier pédibus de l’école. Quatre mois plus tard, ils étaient plus de 120 à profiter de ce moyen de transport hors de l’ordinaire et revigorant!
Pas mal du tout quand on sait qu’il suffit que neuf familles délaissent la voiture pour participer régulièrement à un pédibus pendant une année scolaire pour prévenir l’émission d’une tonne de dioxyde de carbone. Une tonne! Heureux de pouvoir poser un geste pour l’environnement, les enfants arrivent en forme à l’école, oxygénés par la marche. Pour voir leurs belles bouilles souriantes, rendez-vous au site de l’émission La vie en vert.