LES 5 AXES D'ÉVALUATION : LES 5E

 
 
ENVIRONMMENT
ÉDUCATION
ENCOURAGEMENT
ENCADREMENT
ÉVALUATION ET PLANIFICATION


ENVIRONNEMENT

Si vous aménagez votre environnement pour les cyclistes, ils viendront. Des voies cyclables aux aires de stationnement, l’environnement bâti est le signe qui révèle le plus concrètement une collectivité ou une organisation vélosympathique.

Des recherches menées sur plusieurs années indiquent que concevoir le développement des villes en tenant compte des cyclistes – afin de rendre la pratique du vélo plus sûre, plus agréable et plus attrayante – est un véritable incitatif à faire du vélo.

Les citoyens méritent d’avoir le choix des moyens de transport dans leur collectivité, et ils devraient pouvoir se déplacer à vélo en toute sécurité et de façon efficace. Historiquement, les collectivités ont accordé la priorité aux infrastructures consacrées aux modes de transport motorisés. Cependant, l’augmentation vertigineuse du nombre de collectivités vélosympathiques en Amérique du Nord montre que la priorité change: de plus en plus, les municipalités jugent qu’il est important d’intégrer le transport actif dans leur réseau de transport et construisent des infrastructures qui font en sorte que les gens se sentent davantage en sécurité quel que soit le mode de transport qu’ils choisissent.

Les collectivités les plus vélosympathiques disposent d’un vaste éventail d’équipements et d’aménagements destinés aux cyclistes – pistes cyclables, vélorues, bandes cyclables, chaussées désignées, accotements asphaltés, etc. – connectés aux rues locales et calmes grâce à une bonne signalisation.

Les infrastructures d’une collectivité vélosympathique de grade supérieur démontrent la volonté d’innover et d’embrasser de nouvelles techniques et comprennent :
  • une proportion élevée d’artères ou de routes principales comportant des voies cyclables, des accotements asphaltés ou des voies parallèles cyclables;
  • des aménagements permettant de franchir les barrières aux déplacements à vélo (autoroutes, cours d’eau, voies ferrées, etc.).
Le Mouvement vélosympathique reconnaît que le cyclisme urbain est intimement lié – ou devrait l’être – au service de transport en commun (dans les collectivités qui en ont un). Assurer la complémentarité du vélo et du transport en commun exige des voies conduisant aux stations de métro, aux gares de train, aux arrêts d’autobus et aux quais de traversier, mais aussi des aires de stationnement pour vélos attenantes. Par ailleurs, la possibilité de prendre avec soi son vélo dans le métro, le train, l’autobus ou sur le traversier est également un facteur contribuant largement au cocktail transport.

Le Mouvement vélosympathique juge essentiel que le cyclisme récréatif fasse partie de la culture globale du vélo. Voilà pourquoi le programme de certification prête attention aux initiatives et aux infrastructures qui assurent, au-delà des déplacements à caractère utilitaire, la pratique de loisir sur courts ou longs trajets, le tourisme à vélo et le vélo de montagne. Cela est favorisé, par exemple, par de la signalisation de destination et d’indication ainsi que l’aménagement de stationnements automobiles et de services en début de pistes récréatives.

Les organisations vélosympathiques offrent des installations de fin de parcours – aires de stationnement, casiers, douches, etc. – à leurs employés et étudiants. De plus, les organisations propriétaires des grands terrains permettent aux cyclistes de s’y déplacer de façon sécuritaire.
 

ÉDUCATION

L’éducation continue est la clé de l’instauration d’une culture du vélo dans une collectivité ou une organisation. C’est par l’éducation qu’on s’assure d’un partage de la route harmonieux où chaque usager comprend ses droits et responsabilités ainsi que ceux des autres. Effectuer des campagnes de sensibilisation et cultiver des rapports de respect mutuel assurent le développement de relations saines entre les automobilistes, les piétons et les cyclistes.

L’axe ÉDUCATION ne se limite pas à la sensibilisation au partage de la route : il inclut également les programmes d’éducation et de sensibilisation à la pratique du vélo. Des cours d’initiation au vélo, des ateliers vélo-boulot en entreprises, des programmes d’éducation scolaire comme le Certificat cycliste averti, des programmes de sensibilisation comme À pied, à vélo, ville active sont autant d’initiatives outillant petits et grands à faire du vélo.

Les collectivités vélosympathiques font aussi un effort particulier pour former leur personnel. En effet, afin d’implanter une culture du vélo, il faut des professionnels de l’aménagement outillés et au fait des dernières innovations et des meilleures pratiques dans le domaine. De plus, il est difficile de prétendre être une collectivité vélosympathique si tous ses représentants sur la route (chauffeurs d’autobus publics et scolaires, policiers, employés des travaux publics, etc.) ne sont pas sensibilisés aux comportements adéquats à adopter quand on partage la route avec les cyclistes. 
 

ENCOURAGEMENT

Les collectivités et les organisations ont un rôle essentiel à jouer pour rendre le Québec plus vélosympathique, ne serait-ce qu’en invitant les citoyens à faire du vélo et en leur en donnant l’occasion, peu importe la raison pour laquelle ils choisissent d’enfourcher leur bicyclette.

L’encouragement peut se concrétiser par l’organisation de rendez-vous très médiatisés telles de grandes randonnées populaires tout comme par des initiatives très simples telles que la distribution de cartes des voies cyclables. Partout, les événements d’envergure se sont révélés être des moyens efficaces d’inciter les gens à enfourcher leur bicyclette : le côté ludique de ces activités amène les néophytes à essayer le vélo et, par la suite, à l’intégrer à leur quotidien. Les programmes de vélo en libre-service sont aussi des programmes d’encouragement éprouvés – après tout, ne pas posséder de bicyclette demeure un des plus importants obstacles à la pratique du vélo.

Les organisations vélosympathiques encouragent leur personnel à faire du vélo. En plus de prendre part à l’organisation ou au financement d’événements vélo, elles sont en mesure d’adopter des politiques incitatives : allocation mensuelle aux employés se déplaçant à vélo, indemnité kilométrique versée lors de déplacements professionnels à vélo, retour garanti en taxi, bref, toute initiative incitant le personnel à pratiquer le vélo-boulot.
 

ENCADREMENT


L’axe ENCADREMENT s’applique aux collectivités ainsi qu’aux organisations et établissements postsecondaires qui possèdent de vastes terrains comptant un réseau routier interne et des agents de sécurité.

Les collectivités vélosympathiques disposent de règlements municipaux assurant la sécurité et les droits de tous les usagers de la route. Ces outils législatifs mettent l’accent sur l’application ciblée de la loi a n de protéger les usagers de la route vulnérables tout en faisant en sorte que ces derniers suivent les règles. Les lois qui protègent les cyclistes protègent tous les usagers de la route!
L’application efficace de la loi est favorisée par l’entretien de relations positives entre les policiers et les cyclistes. À cet égard, les « contraventions positives » se sont révélées être une pratique exemplaire : remises par les policiers, souvent à des jeunes, elles constituent un moyen éprouvé de renforcer les comportements acceptables.

Une autre mesure importante de l’axe ENCADREMENT consiste à faire en sorte que des policiers soient régulièrement vus à bicyclette. Les patrouilleurs à vélo ont une meilleure compréhension des réalités auxquelles font face les cyclistes et leur présence rappelle aux automobilistes que les cyclistes ont tout autant de droits qu’eux sur la route. 
 

ÉVALUATION ET PLANIFICATION


Un des principes directeurs du Mouvement vélosympathique est le désir que les récipiendaires d’une certification ne se contentent pas des félicitations, mais poursuivent leurs efforts de promotion de la pratique du vélo en se basant sur les recommandations émises dans le rapport de rétroaction.

Les collectivités et organisations vélosympathiques disposent d’un plan de mobilité. Ce schéma directeur indique où se situe la collectivité ou l’organisation, donne une idée de ce vers quoi elle peut tendre et décrit les étapes nécessaires pour y arriver en plus de déterminer quelles personnes doivent prendre part au processus. Se doter d’un plan et d’un budget dans le but de développer le cyclisme utilitaire et récréatif est essentiel aux collectivités et organisations visant la certification vélosympathique.

Le comptage des cyclistes est souvent utilisé comme argument pour revendiquer la construction de nouveaux aménagements cyclables. Les données quanti ables permettent de justifier l’investissement public dans ces infrastructures. D’autre part, la mesure de l’incidence économique du cyclisme donne une preuve du bien-fondé des efforts fournis dans le but de rendre les collectivités et les organisations plus vélosympathiques.