Le vélo, un vecteur de développement économique

Un choix économique pour les ménages… et pour le Québec

 

Le vélo est une option de déplacement abordable, alors que les transports représentent le deuxième poste de dépense des ménages québécois.

 

Mais son impact va bien au-delà du budget familial : le vélo soutient aussi une économie locale, des commerces, des entreprises et un secteur touristique en croissance dans toutes les régions du Québec.

 

Aujourd’hui, 7 ménages sur 10 possèdent déjà au moins un vélo, et le cyclotourisme génère à lui seul plus de 800 M$ en dépenses touristiques par année.

Crédit : Nicolas Bourdeau (Bromont)

8 - Encourager
les déplacements
à vélo au travail

Adapter la fiscalité pour que les employeurs puissent mieux soutenir les déplacements à vélo et offrir des programmes de vélos en entreprise.

9 - Subventionner l’achat de vélos

Créer des subventions à l’achat, modulées selon le revenu, pour rendre ces vélos plus accessibles.

10 - Faire du tourisme
à vélo un moteur
pour nos régions

Mieux soutenir la Route verte, l’accès aux régions et les entreprises du cyclotourisme pour développer ce secteur de façon durable.

Recommandation #8

Mettre en place des
incitatifs fiscaux et un programme
de leasing de vélos en entreprise

 

Donner au vélo des avantages comparables à ceux déjà accordés à l’automobile.

 

Aujourd’hui, une personne qui utilise sa voiture personnelle pour le travail peut recevoir certaines compensations non imposables. Ce n’est pas le cas pour le vélo.

 

Vélo Québec propose de rendre la fiscalité plus équitable en permettant notamment :

 

  • des compensations non imposables pour l’utilisation d’un vélo dans le cadre du travail;
  • un forfait de mobilité durable pour les personnes qui se rendent au travail à vélo ou en transport collectif;
  • des programmes de leasing de vélos en entreprise, permettant aux employeurs d’offrir un vélo, un VAE ou un vélo-cargo à leur personnel à moindre coût;
  • le soutien aux équipements qui facilitent les déplacements à vélo au travail, comme les stationnements et ateliers de réparation.

 

Ce type de programme pourrait aussi soutenir toute une chaîne économique locale, de la vente à l’entretien et au réemploi des vélos.

Montréal (Catherine Daoust)
Crédit : Catherine Daoust (Montréal)
Crédit : Catherine Daoust (Montréal)
Crédit : Catherine Daoust (Montréal)
Crédit : Lévy L. Marquis (Gatineau)

Recommandation #9

Subventionner l’achat de vélos, notamment les vélos-cargos

 

Rendre une alternative à l’auto plus accessible.

 

Un vélo à assistance électrique ou un vélo-cargo peut remplacer certains déplacements en voiture et, pour certains ménages, même une première ou une deuxième automobile.

 

Le principal frein demeure toutefois le prix d’achat. Parmi les personnes ayant participé au programme Vélovolt, 73 % identifient le coût comme principal obstacle à l’adoption d’un VAE.

 

Vélo Québec propose donc un programme de subvention modulé selon le revenu, avec :

 

800 $

pour l’achat d’un vélo à assistance électrique

 

2 000 $

pour l’achat d’un vélo-cargo

électrique.

 

L’aide pourrait être combinée à d’autres programmes municipaux ou fédéraux et être conçue simplement, notamment avec des rabais directement accessibles en magasin.

Recommandation #10

Soutenir le développement
régional par la Route verte,
l’intermodalité et le tourisme
à vélo responsable et durable

 

Faire profiter davantage les régions des retombées du vélo.

 

Le tourisme à vélo représente déjà un secteur économique important au Québec. Les cyclotouristes séjournent dans les régions, fréquentent les hébergements, restaurants, attraits et commerces locaux et utilisent les services liés au vélo.

 

800 M$+

en dépenses touristiques générées chaque année par le cyclotourisme.

6 500+ emplois

soutenus directement par ce secteur.

 

Vélo Québec propose de renforcer ce potentiel en :

 

  • améliorant les connexions entre vélo et transport interurbain, pour faciliter l’accès aux régions;
  • soutenant les infrastructures permettant de transporter et accueillir les vélos;
  • développant des projets régionaux combinant vélo et transport collectif;
  • reconnaissant officiellement un regroupement sectoriel du tourisme à vélo, afin de mieux accompagner les entreprises du secteur.

 

La Route verte, avec ses 5 400 km, constitue déjà la colonne vertébrale de cette offre touristique à travers le Québec.

Crédit : Jonathan B. Roy (Islet-sur-Mer)
Crédit : Nicolas Bourdeau

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