Une sécurité routière basée sur Vision zéro
et les systèmes sûrs

Des routes conçues pour prévenir les collisions graves

 

Le Québec a fait des progrès en sécurité routière, mais les personnes les moins protégées demeurent particulièrement à risque : près de 4 décès sur 10 concernent des piétons, des cyclistes ou des motocyclistes.

 

Pour aller plus loin, la sécurité doit être intégrée à l’ensemble du système : dans nos rues, dans les véhicules qui y circulent et dans les règles qui encadrent les nouveaux modes de déplacement.

Crédit : Catherine Daoust (REV, Saint-Denis, Montréal)
Crédit : Catherine Daoust (REV, Saint-Denis, Montréal)

3 - Faire de Vision zéro une véritable priorité

Financer pleinement la sécurité routière et aménager des rues et des routes plus sécuritaires, en ville comme en région.

4 - Encourager des véhicules plus sécuritaires

Agir directement sur la dangerosité des véhicules, notamment leur poids, leur hauteur et leurs angles morts, afin de mieux protéger les usagers les plus vulnérables.

5 - Clarifier les règles entourant les vélos électriques

Définir clairement ce qu’est un vélo à assistance électrique (VAE) et le distinguer des autres engins de micromobilité motorisée pour adopter des règles adaptées aux risques réels.

Recommandation #3

Se doter d’une stratégie
Vision zéro, la financer pleinement et créer des environnements favorables à la mobilité active

 

Concevoir nos routes pour éviter les décès et les blessures graves.

 

L’approche Vision zéro part d’un principe simple : aucun décès ni aucune blessure grave sur nos routes ne devrait être considéré comme inévitable.

 

Plutôt que de faire reposer la sécurité uniquement sur les comportements individuels, il faut aussi réduire les risques à la source : aménager des infrastructures sécuritaires, diminuer les vitesses et mieux protéger les personnes les plus vulnérables.

 

Vélo Québec propose notamment de :

 

  • mieux financer les programmes permettant aux municipalités et aux régions de sécuriser leurs rues et leurs routes;
  • faire du 30 km/h la vitesse par défaut en agglomération là où cohabitent piétons, cyclistes et véhicules motorisés;
  • renforcer le principe de prudence envers les usagers les plus vulnérables;
  • instaurer des sanctions administratives dès 0,05 d’alcoolémie;
  • concrétiser les points d’inaptitude pour le non-respect de la priorité piétonne.

30 km/h = 90 %

 

de chances de survie pour un piéton heurté.

À 50 km/h, elles chutent à seulement 20%.

 

Montréal (Catherine Daoust)
Crédit : Catherine Daoust (Rue Prieur, Montréal)
Laval (Catherine Daoust)
Crédit : Catherine Daoust (Laval)
Crédit : Catherine Daoust (Montréal)

Recommandation #4

Encourager l’achat de
véhicules sûrs pour l’ensemble des usager·es de la voie publique

 

La sécurité passe aussi par les véhicules que nous mettons sur nos routes.

 

Tous les véhicules ne présentent pas le même risque. Les véhicules plus lourds, plus hauts ou avec de grands angles morts peuvent avoir des conséquences beaucoup plus graves lorsqu’une collision survient.

 

+44 %

C’est l’augmentation du risque de décès pour un piéton ou un cycliste heurté par un VUS plutôt que par une automobile.

 

Les camions, par exemple, représentent moins de 4 % des véhicules en circulation, mais sont impliqués dans près du tiers des décès de cyclistes et la moitié des décès de piétons.

 

Vélo Québec propose donc de mieux tenir compte de la dangerosité des véhicules en :

 

  • utilisant un indice de risque pour les véhicules lourds;
  • encourageant l’achat de camions offrant une meilleure visibilité et moins d’angles morts;
  • modulant les tarifs d’immatriculation selon le poids et la dangerosité des véhicules.

 

L’objectif : agir sur le risque à la source, plutôt que de demander aux personnes à pied ou à vélo de porter seules la responsabilité de leur sécurité.

Recommandation #5

Adopter une définition
du vélo à assistance électrique pour un usage équilibré et sécuritaire de la micromobilité

 

Des règles claires pour distinguer les vélos électriques des autres engins motorisés.

 

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de parcourir de plus longues distances et de remplacer certains déplacements en voiture. Mais sa définition demeure floue au Québec et il est souvent confondu avec d’autres engins motorisés.

 

900 000+

personnes ont utilisé un VAE au Québec en 2025.

 

Vélo Québec propose donc de créer une définition claire du VAE, basée notamment sur sa vitesse et sa puissance, et de le distinguer des trottinettes électriques, gyroroues et autres appareils motorisés sans pédalage.

 

Cette clarification permettrait aussi d’adapter certaines règles à la réalité du VAE, notamment :

 

  • abaisser l’âge minimal de 18 à 14 ans;
  • revoir l’obligation du casque personnel pour les VAE en vélopartage;
  • encadrer ces technologies par règlement, afin de pouvoir adapter plus facilement les règles à leur évolution;
  • favoriser les modèles de VAE les moins risqués et les plus bénéfiques pour la mobilité.
Rue Dalhousie, Québec (Francis Vachon)
Crédit : Francis Vachon (Rue Dalhousie, Québec)
Gatineau (Lévy L. Marquis)
Crédit : Lévy L. Marquis (Gatineau)

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